Publié le 29 Septembre 2013

Préambule : explication du concept d'appel au public : http://missemellevaautheatre.over-blog.com/si-votre-téléphone-vibre
Dates de la saison 2013-2014 :www.appelaupublic.be

Vendredi 27/09/2013, 20h30, petit théâtre Mercelis : démarrage de la saison pour Appel au public.
Improvisateurs de la soirée : Marie-Pierre Thomas, Thomas Demarez, Vincent Doms, F-X Fievez, Arnaud Van Parys. Et il, bien sûr. Qui a un souci technique et a momentanément changé de numéro de téléphone, d'ailleurs!

1ère partie

1) Premier appel, première question de il à un spectateur : "Quel était le super-héros de votre enfance? Quelles sont ses caractéristiques?". Après quelques hésitations, le spectateur répond Batman, parce qu'il est milliardaire et peut s'acheter plein d'accessoires..
-> thème de l'impro : elle mettra en scène un milliardaire qui peut tout s'acheter...
Impro : Deux milliardaires (bah oui tant qu'à faire pourquoi se limiter à un? - interprétés par Vincent et Arnaud) discutent et s'ennuient, enfin, surtout un. Alors, comme la veille ils se sont amusés à la fête foraine, l'autre a décidé de lui acheter les gitans avec qui ils ont discuté la veille, ou en tout cas de les inviter. Mais après que le majordomme stylé (Thomas) les ait fait entrer, le gitan s'occupe d'amener l'un des milliardaires dans une autre pièce, tandis que la gitane attache l'autre et le menace: le code du coffre ou la vie? Ennuyé, il lui propose plutôt le mariage (oui, à elle, qui est plus son genre que le gitan un peu dépité)... Elle accepte (mais oublie de le détacher complètement, du coup Arnaud terminera l'impro en sautillant...)

2) Question de il : "Quelle est votre saison préférée et pourquoi?" - Réponse de la spectatrice : l'hiver, pour faire du ski.
-> thème : l'impro se passera en hiver, qui devra être bien signifié par des activités de saison. L'hiver devra aussi marquer la fin de quelque chose.
Impro : Deux enfants (Arnaud et Marie-Pierre) font une bataille de boules de neige. Dieu (F-X) les observe et en a marre de la race humaine et de la Terre. L'ange Raphaël (Thomas) essaie bien de le raisonner, mais il décide de prendre une gomme et d'effacer la terre. Nos 2 jeunes se retrouvent les derniers survivants dans un espace restreint. Finalement Dieu accepte de recréer une race humaine à partir d'eux, et l'ange doit descendre les amener à procréer, mais surtout, sans sentiments...

3) Question de il : "Pourquoi peut-on mentir?" - Réponse du spectateur : "Parce qu'on a cassé un vase"...
-> thème : quelqu'un ment parce qu'il a cassé quelque chose de précieux; à la manière de Shakespeare!
Impro : Le jeune héros amoureux (Vincent) se fait passer pour un garde (Arnaud) afin de rentrer au chateau voir sa belle, dont le père (Thomas) écarte tous les prétendants (en empalant leur tête sur des piques, oui, quand même...). Le père en question est furax parce que son conseiller lui apprend que quelqu'un a cassé la ceinture de chasteté de sa fille! (qui n'était plus vierge parce que le papa, en plus d'être brutal, est incestueux... ). L'amoureux tente avec plus ou moins de réussite de grimper au balcon de sa belle (comprenez : Vincent Doms descend devant la scène et tente d'y regrimper mais chaque fois qu'il y arrive le père surgit et l'oblige à replonger). Heureusement, le conseiller semble prêtà être complice des amoureux pour les aider...

4) Question de il : "Qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans la vie de tous les jours?" Réponse du spectateur (travaillant dans une banque) : "les mathématiques"
-> thème : l'impro devra raconter la découverte des mathématiques
Impro : un vizir (Vincent) discute avec son conseiller (Thomas) parce qu'il voudrait comparer son harem avec celui du vizir d'à côté. Ils appellent le scientifique (nain et qui boite des 2 jambes, sympa pour Arnaud...) et se mettent à inventer les noms des chiffres, en prenant comme unité de base, les Huns d'Attila. Le truc très drôle dans cette impro, ça a été de tenir les dialogues sans utiliser aucun chiffre ni concept mathématique, mais des approximations, genre 'beaucoup', 'loin mais pas très',... Même les termes nombre et combien étaient bannis!

5) Question de il : "Quelle genre d'élève étiez-vous en rhéto? Racontez nous une anecdote" - réponse de la spectatrice : "plutôt rebelle" - un jour elle a brossé les cours pour aller fumer un joint dans le petit bois
-> thème : 15 ans plus tard, les rebelles de rhétos se retrouvent
impro : un couple (M-Pierre et F-X) attend les amis d'adolescence de la femme, pour un dîner. Arrivent l'ancien souffre-douleur (Vincent), toujours timide et nerveux et à l'avance, le play boy musclé prof de fitness (Arnaud), un peu trop proche de la maîtresse de maison au goût de son mari, et le bobo fumeur de joints zen (Thomas)... La soirée s'annonce tendue

6) Question de il : "un verbe, un objet" - réponse du spectateur : manger; parapluie
-> thème : les aventures des mangeurs de parapluie
impro : une réunion, genre alcooliques anonymes, de mangeurs de parapluies. A part l'animateur (Thomas) ils sont tous plus ou moins nerveux, dérangés voire psychotiques. Vincent raconte qu'il a résisté à manger un parapluie, on le félicite, puis ils doivent voir des images et résister, ce qui est trop dur pour Arnaud. F-X dénonce: M-Pierre a un parapluie dans son sac!

==== Entracte ====

Difficile de choisir laquelle de ces impros mérite une suite en 45 minutes, car elles offrent toutes des personnages amusants et de toute façon il faudra rebondir sur autre chose pour continuer pendant 3/4 d'h. Alors Shakespeare, Werber ou Patrick Bruel? ;) J'avais voté pour une histoire à la Bernard Werber, avec Dieu qui recommençait le monde, parce que je trouvais les personnages de Dieu et de l'ange très marrants! Mais pas de regret sur l'impro qui l'a finalement emporté!

2ème partie : Rendez-vous dans 15 ans
C'est donc l'impro nr 5 qui sera développée en 45 minutes... Dès le début du dîner, la tension est palpable: les 3 anciens amis sont amoureux de leur amie et détestent le mari, qui vit assez mal de savoir que sa femme a collectionné les aventures et en a eu avec 2 des 3 invités. Il est aussi question d'un autre membre du groupe, proche de Vincent (vous m'excuserez d'utiliser les prénoms des improvisateurs, j'ai pas retenu ceux de tous les personnages!), qui s'est suicidé. Les scènes alternent entre la salle à manger et le balcon (constitué de chaises, évidemment, et chacun ajoutant la sienne quand il y vient, F-X fera remarquer que le balcon s'agrandit de plus en plus, et demandera à Marie-Pierre, alors qu'elle repart avec sa chaise, pourquoi elle démonte le balcon...)

Entre confidences et anciennes rancoeurs, on apprendra qu'en fait, la bande d'amis connaissait le mari de Marie-Pierre à l'époque, qu'il avait toujours la crotte au nez, et qu'il leur a fait perdre un match de basket décisif. Persuadés qu'elle mérite mieux, ils essaieront tout à tour de la séduire, Arnaud avec ses muscles (et il y parviendra, mais souffrira d'une panne une fois dans la chambre, et verra du coup son monde et ses certitudes s'écrouler, déprimera et s'empiffrera de rôti); Vincent et sa timidité maladroite (mais elle lui dira qu'il est son meilleur ami, ce qui finalement, lui suffit); Thomas et ses poèmes approximatifs... Finalement Thomas révèlera qu'il est malade et n'en a que pour 6 mois à vivre, ce qui convaincra presque Marie-Pierre de quitter son mari pour le soutenir pendant ses derniers mois... Mais Vincent révèlera alors un lourd secret: leur ami qui s'est suicidé, en fait, c'est lui qui l'a tué, parce qu'il lui avait proposé... de fumer une cigarette! Las que tout le monde l'ignore, il se jettera du haut d'une chaise du balcon...

Marie-Pierre reconnaitra alors en son mari le snotneus de leur enfance, lui pardonnera de le lui avoir caché, et ils resteront ensemble et amoureux...

Raconté comme ça, ça n'a pas l'air hilarant, mais évidemment, entre les mimiques et quelques répliques hasardeuses, drôles, quelques flottements, on a beaucoup ri pendant la 2ème partie. Mais pas que, et j'avoue que je suis bluffée de la qualité de l'histoire, ça reste de l'impro, et je pense à une pièce de théâtre que j'avais vue sur le même thème (Jacques a dit) et qui m'avait moins convaincue que cette impro! Alors chapeau à tous les 5, vraiment!!

Il, avec son téléphone rouge, aura amené certains rebondissements, bien sûr, mais aura également demandé à Thomas de faire une ode aux femmes (à 2 reprises, la première version sur les coquelicots fanés n'étant pas assez convainquante!), à Marie-Pierre de lire les poèmes de Thomas, à F-X d'enfoncer Arnaud et de prouver que l'intelligence c'est mieux que les muscles...

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Bruxelles, #Compte rendu, #Appel au public

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Publié le 29 Septembre 2013

Si votre téléphone vibre...

...je serai forcément au bout du fil... (mais non, pas moi, lui, enfin, il!)
"Appel au Public" est un spectacle d'improvisation particulièrement interactif, encore un chouette concept d'impro original à Bruxelles ! Et l'un des rares spectacles où l'on vous demande, au début, de ne surtout pas désactiver votre téléphone portable!

Quand vous arrivez au petit théâtre Mercelis (où ont lieu les représentations depuis la saison dernière je crois), on vous propose d'indiquer votre numéro de GSM sur un bout de papier. Pas d'obligation, mais si vous participez, alors peut-être que "IL" vous appellera pendant la représentation...

"Appel au public" se décompose en 2 parties. Pendant la 1ère partie, 6 impros d'environ 5 minutes. Avant chaque impro, le maître de cérémonie, invisible et dont on n'entend que la voix (et qu'on peut appeler il, ou lui... Mais non pas 'la voix', rien à voir avec Secret Story!), appelle au hasard l'une des personnes ayant laissé son numéro, et lui pose une question. En fonction de la réponse, "il" détermine le thème de la prochaine impro, en y ajoutant parfois quelques contraintes histoire de corser les choses (impro "à la manière de...", réaction à tel mot,...). Les 5 improvisateurs ont alors quelques dizaines de secondes pour se concerter (pendant qu'un message type 'répondeur' nous fait patienter) et démarrer l'impro (avec à leur disposition, pour tout accessoire, quelques chaises)

Pendant l'entracte, nous spectateurs votons par sms pour choisir l'impro que nous avons préférée pendant la 1ère partie. Car la 2ème partie est un sacré défi pour les comédiens: développer et continuer l'impro ayant remporté le plus de suffrages, pendant 45 minutes! Vous imaginez, une impro de 45 minutes! Et ne croyez pas qu'ils disposent de l'entracte pour se mettre d'accord, ils apprennent l'impro plébiscitée par le public en même temps que nous, au début de la 2ème partie.

Ils ne sont cependant pas complètement livrés à eux-mêmes... Sur la scène trône un téléphone rouge, et à n'importe quel moment, il peut sonner et "il" peut intervenir, introduisant un rebondissement ou réclamant de voir telle ou telle scène (en particulier, méfiance si un personnage se dit poète ou sportif, il pourrait bien devoir déclamer des vers ou faire quelques pompes). Comme le spectacle est interactif, on peut envoyer des sms à "il" pendant cette 2ème partie, en disant ce qu'on veut voir, ou si quelque chose n'est pas clair... "Il" relaiera alors certaines de nos demandes, via le téléphone rouge, aux improvisateurs!

45 minutes d'impro, ça semble énorme. Et il faut avouer que parfois, ça tourne au pétage de plombs complets (n'est-ce pas, improvisateur Nyssen?) avec l'histoire qui part en sucette, on ne comprend plus grand chose, l'absurde l'emporte et... on se marre beaucoup! Mais souvent, on assiste à une vraie pièce de théâtre de 45 minutes, très construite et cohérente, avec évidemment des passages très drôles, mais aussi une trame et de vrais rebondissements! Dans tous les cas un plaisir à suivre, et une performance pour les comédiens (qui s'amusent aussi visiblement beaucoup entre eux).

L'équipe d'Appel au public est nombreuse, 5 comédiens par spectacle parmi : Naïma Ostrowski, Thomas Demarez, Fred Nyssen, Ronald Alexandre, F-X Fievez, Hugues Hamelynck, Alban Schuiten, Vincent Vanderbeeken, Arnaud Van Parys, Dominique Pattuelli, Bill Bilquin, Nicolas Baras, John-John Mossoux, Marie-Pierre Thomas, Vincent Doms, Victor Scheffer, Gaetan Bayot et Amélie Saye

Concrètement, c'est au petit théâtre Mercelis à Ixelles, à 20h30, toutes les dates de la saison sont sur www.appelaupublic.be (réservation conseillée c'est souvent complet!)
14 euros, 12 en tarif réduit.

Comme pour Studio Impro, je ne vous raconterai pas chaque spectacle que j'irai voir, mais je vous en chroniquerai quelques-uns histoire de vous donner une idée de ce que c'est et vous donner envie d'aller les voir!

Compte-rendu du 27/09/2013

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Bruxelles, #A l'affiche

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Publié le 28 Septembre 2013

Préambule : pour savoir ce que c'est, Studio Impro :http://missemellevaautheatre.over-blog.com/moteur.-ca-tourne-action
Pour les dates de la saison 2013-2014 : www.studioimpro.be

Jeudi 26 septembre 2013: démarrage de la saison 7 de Studio Impro.
L'Os à Moëlle, Schaerbeek, 20h30 (ou un peu plus tard)
Improvisateurs : Séverine De Witte, Xavier Elsen, Arnaud Van Parys, François Doms
Réalisateur : Vincent Doms

La salle est comble, comme d'habitude, l'ambiance au rendez-vous dès l'intro, toujours la même, avec les Carmina Burana de Carl Orff. C'est le première fois que je vois Vincent Doms dans le rôle du réalisateur, jusqu'à présent j'avais toujours vu Kévin Ecobecq, et une fois Arnaud Van Parys. Le réalisateur version Vincent Doms est sévère, inquiétant presque, diaboliquement machiavélique et autoritaire. Et un peu fragile et sensible quand même aussi, quand il confie ses souvenirs d'enfance. Il a surtout établi une chouette connivence avec le public, en réagissant au quart de tour aux réflexions qui ont pu fuser par ci, par là, ou à ses propres bêtises (oui, quand il galère avec le clap, et que le public lui répète "ça tourne", on se fait forcément engueuler, parce que c'est lui le boss:

Au programme ce soir, 10 films. Pas tous de la même durée, donc ne vous étonnez pas si j'ai plus de souvenirs de certains que d'autres.

1) Film d'horreur - "La romance de la princesse et son gardien nabot" Oui évidemment c'est tout à fait un titre qui fait peur... Pour la première, le réalisateur a laissé faire sans interrompre les improvisateurs, qui nous ont raconté une histoire de chateau dans un royaume anéanti, où la nouvelle propriétaire, qui aurait dû être une princesse, rencontrait des gnomes bizarres.
Scènes marquantes: un petit souci d'agencement fait atterrir les valises sur le lit et sur François Doms, le lit était donc devant la porte, ce qui a valu quelques rebondissements au sens propre. Une scène particulièrement dégueulasse d'éviscération de l'agent immobilier (Xavier) par l'un des gnomes (Arnaud).

2) Comédie romantique - "Le décapiteur maniéré" Tiens, inverser les titres entre le 1er et le 2ème, ça n'aurait pas été plus logique? Bon, du coup vous vous en doutez, le film romantique a été très gay. Dans un abattoir à poulet, 2 ouvriers et une patronne autoritaire, et l'arrivée d'un nouveau qui met les sens de tout le monde en émoi. Le réalisateur a quand même dû intervenir pour rappeler aux improvisateurs qu'on avait dit 'romantique' après une scène où ils mattaient le nouveau et sa lance à incendie ;) dans les toilettes... On aura eu droit à un baiser fougueux entre Xavier (qui jouait le nouveau) et Arnaud, alors que dans la scène précédente, c'était François qui avait avoué avoir embrassé le nouveau... Un fantasme du réalisateur, sans doute, qui n'a pu s'empêcher de faire un freeze sur l'action, juste pour en profiter plus longtemps...

3) Heist movie (non personne savait ce que c'était, un film de 'casse' ça s'appelle en français, de vol, comme Ocean's eleven, vous voyez) - "La magie est à son comble"
En résumé, un magicien ringard et sa partenaire décident de réunir une équipe pour voler le meilleur tour du monde à Zoudini, tour caché dans une tour gardée à tous les étages. Ils engagent donc (Arnaud) l'homme de ménage portouguesh mais spécialiste en algorithmique et en langage, ce qui était super important, on a vachement compris pourquoi (ou pas), et un homme canon russe qui finit encastré sur la tour Eiffel, et pour toucher au but, va faire des blagues pourries sur le pain français (à moins que ça soit juste pour embêter son réalisateur de frère? ;) ). Bref, le réalisateur s'est accroché, et on est arrivé jusqu'au vol du tour!

4) Western - "Juste rien, néant". D'abord, Vincent nous a raconté qu'enfant, au lieu de voir les tortues ninja, son père l'obligeait à regarder des Western, du coup, il connaissait pas Léonardo (pas Di Caprio hein, celui des tortues ninja), il connaissait Batman (à moins qu'il n'ait voulu dire John Wayne? ;) )... Quant au film en lui même, avec un titre pareil... il s'y est quand même passé des trucs. En gros, un vilain couple de texans (c'était ça l'accent non?) ont fait prisonniers 2 chercheurs d'or et les font bosser pour eux, mais ils ont trouvé de la dynamite, alors ils peuvent faire péter leurs chaines et éventuellement, la véranda!

5) Art et essai - "Le canard enchanté". Là, c'est la mère de notre réalisateur qui l'a traumatisé avec ARTE. Le principe du film d'Art et essai c'est qu'on n'y comprend rien, donc là, ben... Voilà, le dialogue a dû se résumer à des coin coin, mais avec grâce, mouvements en tous genres et tous les ingrédients d'un spectacle de la cour d'honneur au In d'Avignon, non? (rhooo ça va je peux caricaturer aussi non?)

====== Entracte =====

6) Clip musical (ou histoire sur un morceau de musique, comme le Thriller de Mickaël Jackson) - "C'est un signe"...enfin personne n'a lu le papier, donc les acteurs, eux, ont compris "c'est un cygne". Sur 4 musiques différentes, 1 cygne (parfois plus) et 2 personnages inquiétants (parfois moins) se sont fait massacrer par un chasseur (ou en tout cas un mec armé). Que de violence... ;)

7) Drame social belge (oui vous voyez, genre exporté par les frères Dardenne) - "un moustique bourré, ça reste un moustique". Dans un camping au bord de l'Ourthe (dépaysement!), un couple de jeunes veut passer des vacances mais c'est un camping de vieux, tenu par un père et son fils qui n'arrêtent pas de s'engueuler. En plus ils arrêtent pas de se faire pique! Au programme des activités, l'enterrement de la mère - morte depuis 3 semaines - sur un kayak (et on se met dans le même sens pour ramer dans un kayak sinon on n'avance pas!); du (mini) poney, du tir à l'arc. Le tout avec accents de la Belgique profonde. Réplique culte (de Séverine la campeuse): "J'ai compris pourquoi on est bourrés, ils ont mis de l'alcool dans les moustiques!"

8) Sitcom - "Les dents de la belle-mère" Episode 313, ou 323, ou... je sais plus, avec nombreux résumés, flashbacks, et tous les clichés et surtout la grande justesse de jeu des sitcoms made in AB Production. Une histoire de sauveteurs sur la plage, dont un qu'on surnomme la belle mer(e?) , et de nombreux retours sur l'enfance et l'adolescence malheureuses de 2 protagonistes (et une belle taloche de Vincent à Arnaud, qui avait continué à bouger et frapper Xavier après le freeze du réalisateur - bon la 2ème fois par contre le petit coup de pied allongé en douce toujours par Arnaud a échappé au réalisateur...oui je dénonce!). Et bien sûr un générique final...

9) Film de guerre - "Les créatures de Candy". Et là les improvisateurs n'ont pas pensé au dessin animé, n'ont pas non plus fait la guerre entre étudiants (ça se dit plus, les candis, maintenant, de toute façon), ils ont fait la guerre des bonbons Candy contre les pommes et les bananes (bio). Mais tout a dérapé quand les bonbons sont allés demander de l'aide aux Dragibus qui ont refusé en rétorquant : "où étiez-vous lors de la guerre des sugus?"... Là, le réalisateur a voulu intervenir pour nous montrer la réponse à cette question, mais il l'a répétée en disant "la guerre des Dragibus". Le public, qui suivait, lui, l'a repris en criant 'Sugus'. Pour nous punir, il nous a privé de la suite du film, remplacée par un reportage sur les otaries, en suédois... Bon, on a quant même assisté à l'achèvement d'une banane blessée au combat et à la célébration de la victoire par les Dragibus, mais quand même, on ne sait toujours pas ce que les bonbons faisaient pendant la guerre des Sugus!!

10) Film d'auteur (là c'est le film du réalisateur, que y'a que lui qui comprend, que pour lui) - "Le dilemme du rond-point et l'élégance du dinosaure"... Au départ, on était dans une voiture avec une famille qui tournait depuis un moment dans un rond point, un peu perdue et avec les gosses un peu malades, du coup... Puis on a vu la fin du numéro des otaries, et des renards, qui non, n'étaient pas mignons! Quoique, même quand le réalisateur voulait les voir affamés s'entre-dévorer, en fait, ils se mangeaient eux-mêmes pour ne pas se blesser, et, si, ils étaient carrément trop mignons! Vous avez dit mutinerie? ;)

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Studio Impro, #Compte rendu, #Bruxelles

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Publié le 28 Septembre 2013

Moteur... Ca tourne! Action!

Studio Impro, c'est un concept d'impro original, et particulièrement réussi. D'ailleurs, entre nous, de tous les spectacles d'impro que j'ai déjà pu voir, c'est mon préféré. Et j'ai de la chance, puisqu'il se joue à Bruxelles, avec une 15aine de représentations par an!

La 7ème saison (eh oui, déjà!) vient de démarrer ce jeudi 26/9, et quelle soirée... Mais ça, je vous en parlerai dans un autre billet. Là, je vais faire un billet général pour vous présenter le concept.

Comme le nom l'indique, Studio Impro se base sur l'univers du cinéma.
Un réalisateur maudit, qui n'arrivait pas à boucler son premier court métrage, a fait appel à Dieu pour obtenir de l'aide. Ce dernier n'ayant rien fait, il s'est tourné vers le Diable, qui, lui, n'a pas hésité à répondre présent.

Voilà donc notre pauvre réalisateur qui a vendu son âme au Diable en échange d'une boîte, de 4 comédiens (parfois plus, pour les 'dernières'), et d'une armée de farfadets (nous, les spectateurs). Les dits farfadets ont proposé au réalisateur des titres de films absolument géniaux (ou pas), en les inscrivant sur des petits papiers avant le début du spectacle. Les papiers sont maintenant dans la boîte, et le réalisateur va annoncer le genre de son film (il y a de tout, du film d'horreur à l'heroïc fantasy en passant par la comédie musicale, la sitcom, les comédie romantique, le film de pirate...). Puis il tirera au sort, au hasard, le titre.

Ensuite, place aux comédiens d'impro, qui vont nous interpréter le film ainsi défini. Ce n'est évidemment déjà pas évident, mais ce qui pimente le concept (et fait tout le charme de Studio Impro), c'est que le réalisateur peut intervenir à tout moment pour faire un 'freeze' de l'action, et ajouter une contrainte, approfondir une scène, demander un flash back, ou passer quelques scène plus loin dans le film. Les improvisateurs auront alors 3 secondes (et aucune possibilité de se concerter) pour s'exécuter et le satisfaire. Et faites-moi confiance le réalisateur a toujours de l'imagination. Et aime assez compliquer la tâche de ses acteurs... Entre les chansons en suédois, les légères incohérences à expliquer, ou un improvisateur amené à jouer une scène de combat contre lui-même, je les ai déjà vus se 'dépatouiller' avec brio de situations délicates!

Le spectacle dure approximativement 2 * 45 minutes, pour à peu près 10 films, en moyenne. Les fous rires sont toujours au rendez-vous, tout comme l'ambiance, le rythme, l'énergie... ce sont de grands malades et ils ont l'habitude de jouer ensemble, alors leur complicité est aussi bien visible, et leur plaisir de s'amuser ensemble, communicatif.
L'équipe se compose de 10 comédiens pro de l'impro, qui jouent en alternance : Alban Schuiten, François Doms, Mathilde Rault, Vincent Doms (qui a créé le concept), Arnaud Van Parys, Kévin Ecobecq, Amélie Saye, Xavier Elsen, Séverine de Witte et Marie-Sylvie Hubot.

Concrètement: Studio Impro, c'est toujours à l'Os à Moëlle (le plus vieux cabaret bruxellois, dans une cave...) à 20h30. Toutes les dates sont sur leur site www.studioimpro.be
Réservation indispensable, à l'avance, parce que c'est toujours très vite complet! 12 euros l'entrée, 10 en tarif réduit

Et pour vous donner encore plus envie d'y aller, je vais m'amuser à vous 'raconter' certaines soirées, oh juste un peu, pour le plaisir puisque vous ne verrez pas 2 fois la même chose, c'est le principe de l'impro.
Bon, je ne vous ferai pas une chronique à chaque fois, mais de temps en temps... Et je reprendrai les liens ici:

Compte rendu Studio Impro 26/09/2013

Compte rendu Studio Impro "IMAX" 20/12/2014

Compte rendu Studio Impro "IMAX" 03/04/2015

Compte rendu Studio Impro "IMAX" 18/03/2016

Moteur... Ca tourne! Action!

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Bruxelles, #Coup de coeur, #A l'affiche

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Publié le 15 Septembre 2013

Race

Démarrage de la saison 2013-2014 au Public, avec "Race". Oui, race, ce mot tellement pas politiquement correct... car même s'il s'agit d'une pièce américaine, pas question d'une course ici, c'est bien de race, en l'occurrence, race noire contre race blanche, qu'il est question dans cette pièce de David Mamet.

L'histoire rappelle forcément des choses : un homme, blanc et très riche et plutôt célèbre, est accusé d'avoir violé une jeune femme, noire, pauvre, dans une chambre d'hôtel. Stop, rien à voir avec DSK, la pièce est antérieure à l'affaire. D'ailleurs ici, il n'est pas question de politique, et la jeune femme n'est pas femme de chambre.

Le programme du Public qualifie cette pièce de thriller, en un sens c'est vrai car la tension est réelle et monte au fur à mesure de la pièce. Mais... si c'est un thriller, il est un peu frustrant, car finalement, le centre de la pièce, ce n'est pas une enquête, l'objectif n'est pas d'établir la vérité, la réalité des faits qui se sont passés entre cet homme et cette femme. Toute l'histoire se déroule dans un cabinet d'avocat, que l'accusé va trouver après avoir quitté le bureau qui devait au départ le défendre. Il vient demander à ces 2 avocats de se charger de l'affaire... parce qu'il s'agit d'un cabinet 'mixte': un avocat noir, un blanc. Et une stagière noire.

Et évidemment, tout tourne autour des rapports entre les blancs et les noirs, des préjugés, des discriminations, de ce que l'opinion peut se permettre... L'accusé, blanc, donc coupable, car le juger autrement, ce serait du racisme? Une trahison envers sa race? Le texte confronte les points de vue, décortique les opinions, pousse chaque personnage dans ses derniers retranchements, l'oblige à admettre ses préjugés, montre que les rapports de force ne vont pas forcément dans le sens qu'on imagine... sans réellement prendre parti, ce qui est à mon sens la force du texte qui évite le côté moralisateur.

Le texte est très bien écrit, sans longs monologues inutiles, avec quelques répliques qui font mouche et pas mal de cynisme. Les 4 comédiens sont excellents (Babetida Sadjo m'a paru un peu crispée les 10 premières minutes, mais heureusement ça s'est arrangé ensuite!). Le rythme est bon, la tension assez constante, la mise en scène très claire.

Pourtant, je dois avouer que j'ai quelques réserves. J'ai bien aimé, certes, mais sans plus, je dirais. L'ensemble fait très... américain. Je suis incapable de vous dire pourquoi, mais j'ai eu l'impression d'être face à une série made in US. Une bonne série, bien dialoguée, bien jouée, mais avec ce je ne sais quoi qui me dérange et m'empêche de vraiment rentrer dans l'histoire. Trop net, trop clean, trop froid? Des personnages un peu trop... caricaturaux n'est pas le mot, trop chargés peut-être? Disons que pour aborder tous les thèmes et tous les points de vue avec seulement 4 protagonistes, ça oblige à mettre beaucoup de choses dans chaque personnage, beaucoup de choses 'utiles' à l'histoire et rien de superflu, ce qui pour moi les fait manquer d'un peu de chaleur et d'humanité pour être complètement touchants. Certes, on voit les certitudes, les failles aussi, les contradictions, mais il m'a manqué un petit quelque chose pour vraiment être touchée par leurs destins.

Reste que les performances des comédiens valent d'être vues, et que le texte est assez brillant. Et le sujet, très contemporain, très moderne, tout à fait d'actualité. Car le racisme, et en contrepartie, la discrimination positive à outrance parce qu'on se sent coupable du passé et qu'on veut réparer, ce sont évidemment des sujets brûlants, et bien traités dans cette pièce.

"Race", au théâtre Le Public, jusqu'au 19/10. Infos et réservations ici.

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Théâtre, #Bruxelles, #Le Public

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Publié le 13 Septembre 2013

Puisque je suis décidée à poursuivre ce blog au delà d'Avignon, autant vous annoncer quelques critiques à venir, en passant en revue ce qui est déjà dans mon agenda pour cette saison 2013 - 2014.

Je pense avoir été plus raisonnable que d'habitude en terme d'abonnements, je me suis limitée à 2, à Wolubilis et au Public (et encore, juste 4 spectacles au Public).
Parce que je voulais me laisser de la place pour picorer dans plus de théâtres
Parce que j'ai envie d'aller voir plus de spectacles d'impro
Parce que je ne suis pas sûre d'être tout le temps à Bruxelles dans les mois à venir, mon boulot risquant de me faire passer du temps à Paris.

Néanmoins, comme chaque année, en juin, j'ai sorti les programmes et un fichier xls et j'ai préparé mon calendrier, histoire de définir les dates pour les abonnements en évitant de bloquer d'autres spectacles hors abonnements qui m'avaient déjà tapé dans l'oeil.
Donc mine de rien j'ai déjà pas mal de choses dans ma liste, mais comme d'habitude, il n'est pas garanti que je concrétiserai tout!

Commençons par les abonnements... Le programme de Wolubilis m'a fait sautiller sur ma chaise devant mon PC quand je l'ai vu (si je vous jure) car il proposait 2 spectacles que j'aurais aimé aller voir à Paris la saison dernière et que j'avais ratés (parce que bon, j'y vais bien 3 ou 4 fois par an pour du théâtre, à Paris, mais pas plus).
Il y a d'abord "Des fleurs pour Algernon". Entre le bien que j'en ai entendu et les petits extraits vus, sans oublier une interview du comédien au Magazine de la Santé, je piaffe déjà d'impatience de me laisser émouvoir par ce seul en scène... Ce sera pour le 16/10.
Ensuite, il y a "La compagnie des spectres" avec Zabou Breitman. Une comédienne que j'apprécie et de très bonnes critiques, y compris cet été à Avignon... Impatiente aussi.
Enfin, j'épinglerai encore "La bibliothèque d'André Dussolier" parce que j'adore cet acteur, sa voix et la malice dans ses yeux, et qu'il m'avait bluffée dans "Diplomatie" il y a 2 ans à Wolubils; et "Sport fiction", la nouvelle création du ballet de Marseille, parce que Frédéric Flamand fait partie de mes chorégraphes préférés.

Du côté du Public, je suis curieuse de découvrir "Race" (demain, donc critique à suivre très bientôt!); j'ai hâte de revoir Alain Eloy dans "Youri" (même si le 'pitch' me fait un peu peur)... Et en fin de saison, de revoir "Qui a peur de Virginia Woolf?"... j'avais vu la version du Public il y a quasi 15 ans, là ceux qui jouaient le jeune couple à l'époque interprèteront le couple mûr...
Et au passage, je vous recommande "Cincali" au Public, j'essaierai de faire une critique pour vous le rappeler en octobre/novembre, c'est un spectacle superbe, drôle et très émouvant (surtout quand on est petite fille de mineur italien...)

Et à part ça? J'aurais aimé aller à Stratford-upon-Avon (ou même à Londres) voir le Richard II de la Royal Shakespeare Company (avec l'extraordinaire David Tennant)... malheureusement pas possible, je me rattraperai avec le DVD et en allant voir Richard III au théâtre du Parc. Parce que c'est Guy Pion qui joue le rôle principal et que ça me suffit comme raison... Guy Pion c'est le 1er comédien que j'ai vu, qui m'a touchée, quand j'avais 15 - 16 ans et que je commençais à aller au théâtre à Mons. Alors dans du Shakespeare et avec un personnage comme Richard III, je ne peux pas rater ça!

Comme chaque année, je me réjouis de découvrir le nouvel épisode de "Sois belge et tais-toi", ce sera certainement en décembre à St Michel. Je suis une fidèle, j'aime beaucoup ce spectacle en général, donc c'est d'office dans mon agenda au moins 2 fois sur la saison (avec 3 mois d'intervalle pour voir les adaptations à l'actu!)

Du comique pour la fin de l'année, décidément, avec "Black Comedy", de la comédie de Bruxelles (la compagnie de Daniel Hanssens). Ce sera à The Egg à Anderlecht, ouf, bonne idée d'avoir mis quelques dates là début décembre, j'avais pas envie d'aller à Uccle aux environs de Noël (parce que je suis en transport en commun moi, et Uccle, ben... faut une voiture!).

Enfin, je vais profiter du TTO qui programme "Délivre-nous du mal" (en mai 2014, j'ai encore le temps!), parce que j'ai raté les quelques représentations de la saison dernière, et que j'ai adoré Purgatoire, du même auteur (Dominique Breda)... petit bijou d'humour noir et de cynisme, donc j'attends beaucoup de cette pièce-ci, surtout avec des comédiens que j'aime en impro dans la distribution... J'ai vu d'autres pièces de D. Bréda à l'affiche aux Riches-Claires, j'irai sans doute en piocher une cette saison également.

Ca fait déjà bien rempli non? On peut ajouter (parce que j'ai des goûts éclectiques) le MFVF (Metal Female Voices Fest) en octobre, autant de 'Studio Impro' et d'"Appel au public" que possible (mes 2 spectacles d'impro préférés à Bruxelles), sans oublier le retour de la revanche, un match d'impro au sommet entre l'équipe d'Hero Corp et celle de la LMI, le 13/11 à la Cigale à Paris. (et "Le fils du comique", nouvelle pièce de Palmade, la veille, parce qu'il faut rentabiliser les 2 jours à Paris ;) )

A très bientôt sur ce blog pour vous parler de tout ça et (certainement) d'autres pièces, et partager mes coups de coeur je l'espère!

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Rédigé par Emelle

Publié dans #programme

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Publié le 7 Septembre 2013

Il y a 2 mois jour pour jour, je débarquais à Avignon pour le Off.

Ce n'était pas la première fois que j'y allais, mais c'était quand même une 'première' et une nouvelle expérience, à 3 points de vue:

  • 2 semaines: eh oui, 2 semaines quasi uniquement consacrées au Festival, en tout cas avec le Off en priorité, ça allait permettre d'en voir, des choses!
  • intra-muros : location d'un petit appart bien sympa (même si les 3 étages à grimper par escalier tournant et étroit, quand on rentre épuisé par la chaleur et une journée chargée, c'est dur!), situé pas très loin de la place de Carmes... ça permet de ne pas se préoccuper des horaires, de se ménager des pauses, d'être au coeur de la ville...
  • avec du wifi à l'appart, et surtout, le défi que je m'étais lancée d'écrire des billets de critiques de tout ce que j'irais voir à Avignon (et aux alentours). Honnêtement je doutais, au départ, de tenir le rythme. Finalement je l'ai fait et ne le regrette pas... Il aurait été plus facile de ne vous parler que de mes coups de coeur, mais alors comment garantir mon indépendance? Si je ne vous avais pas parlé aussi des déceptions, des ratés, des réserves que j'ai pu avoir sur certains spectacles, ça n'aurait pas été crédible, avouez!

Alors finalement, j'ai envie de quand même tirer un petit bilan de tout ça!

Pas tellement un bilan sur le contenu, j'ai 'taggé' mes coups de coeur sur ce blog, je ne vais pas revenir sur toutes les pièces / spectacles qui m'ont plu... Heureusement il y a eu de très très belles choses, des spectacles surprenants, qui m'ont enthousiasmée, touchée, émue, fait rire, détendue, fait vibrer, emmenée ailleurs... bref, le théâtre, le spectacle vivant dans toute sa splendeur et tout ce qu'il peut vous apporter! C'était ce que je recherchais, ce que j'espérais, et je l'ai trouvé à Avignon, pas avec tous les spectacles évidemment (sur 27 ça aurait été trop beau de n'avoir fait aucun mauvais choix!), mais avec un pourcentage suffisant pour que je sois rentrée satisfaite!

Alors, est-ce que 2 semaines, c'est trop? J'aurais tendance à dire non parce qu'il restait des spectacles sur ma liste d'envies, j'aurais encore pu occuper quelques jours. Malgré tout, quelques bouffées d'oxygène certains jours, pour profiter du soleil et chercher des sites plus naturels, c'était indispensable aussi. Un rythme effréné et des spectacles tout le temps je n'aurais pas pu, ce sont des vacances quand même! Donc finalement, 2 semaines, c'est bien, 27 spectacles, c'est un nombre suffisant, et j'avoue qu'à la fin, il n'aurait plus fallu me proposer de Commedia dell'Arte et pas trop de seuls en scène, parce que j'avais un peu l'impression de saturer dans ces 2 genres!

Au delà des spectacles, ce qui est bien au Off (même si ça me semble un peu 'bateau' de le dire), ce sont les rencontres. Que ce soit le plaisir d'échanger avec des inconnus en attendant le début d'un spectacle pour partager les bons plans et les coups de coeur, ou celui de papoter avec des copines retrouvées sur place et avec qui on partage spectacles, PAC à l'eau et 'temps des cerises'... Et puis bien sûr, plaisir de discuter avec les comédiens, les metteurs en scène... apprécier leur enthousiasme et leur énergie lorsqu'ils vous présentent leur spectacle en tractant (oui, je déteste ceux qui sont payés pour tracter et distribuent des tracts à tout va sans rien dire et ne vous répondent pas quand vous demandez de quoi parle le spectacle...); échanger après la représentation, les remercier, avoir des compléments d'information sur les choix de mise en scène, sur leur travail (mention spéciale à Philippe Mangenot, quel bonheur de l'écouter parler et lui poser des questions sur sa vision d'Hamlet, même en plein soleil à 14h15!).

L'autre type d'échange particulièrement agréable, ça a été de rencontrer des artistes au hasard d'une rue, après avoir vu leur spectacle, et d'en parler avec eux... on a plus de temps qu'après une représentation, et puis on a parfois des surprises... Ainsi, Patrick Guichard, alias Cyrano, croisé une semaine après l'avoir vu et qui me dit 'ah mais vous êtes déjà venue!' (ok j'ai vu la 'première' et il m'a donné une rose, mais quelle mémoire!)... Echange très sympa sur le spectacle et sa démarche. Et puis il y a eu la bande de l'extravagant Mystère Holmes... Croisés 3 jours après les avoir vus, entre-temps j'avais écrit une critique ici et l'avait partagée sur leur page facebook. Visiblement, elle les avait particulièrement marqués, puisque j'ai à peine mentionné que "ah oui je vous ai vus c'est génial j'ai adoré, d'ailleurs je vous ai posté une critique!"... réaction enthousiaste, "ah c'est vous la critique d'une page sur le blog?!" (mince, elle faisait 1 page?)... J'ai eu droit à des remerciements de toute l'équipe, et j'ai une affiche de leur spectacle en souvenir... Sans compter qu'ils ont repris ma critique pour leur tractage... Alors bien sûr je ne le faisais pas pour la gloire, mais ça m'a motivée à continuer à écrire des critiques et à tenir le rythme pendant tout le festival, juste parce que... j'aime pouvoir remercier ceux qui m'ont fait vibrer ou donné du plaisir, et apparemment, ces articles étaient un bon moyen de rendre un peu aux artistes ce qu'ils donnent!

Voilà, tous les moments que je n'oublierai pas de cette expérience Off 2013! (tout comme le soleil, le sud, les poissons de Méditerranée... mais ça c'est moins spécifique évidemment!)

J'ai aussi décidé de continuer ce blog pendant la saison 2013 - 2014, alors à bientôt pour de nouveaux articles!

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Rédigé par Emelle

Publié dans #AvignonLeOff2013, #bilan

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