Publié le 28 Septembre 2014

Cabaret

20 ans! 20 ans que Michel Kacenelenbogen et Patricia Ide ont fondé (sur fonds propres, à la base!) le théâtre Le Public. Cela mérite bien une saison festive et un spectacle exceptionnel, hors norme, pour marquer le coup! En montant le célèbre "musical" Cabaret, même en co-production avec notamment le théâtre National, je pense que l'équipe du Public a pris des risques: pensez-vous, une comédie musicale digne de Broadway, en Belgique, il fallait oser!

Très franchement, Le Public est l'un de mes théâtres préférés, tant pour la programmation que pour le lieu, qui ne manque pas d'âme (et le resto l'aparté, d'ailleurs, mais on s'éloigne du propos théâtral!). Alors déjà, indépendamment du résultat, je trouve extrêmement réjouissant de voir qu'il est encore possible, en Belgique, et à l'heure actuelle (où niveau budget, la culture n'est pas gâtée et où le statut d'artiste est menacé), de monter un spectacle aussi grandiose et ambitieux, avec autant d'acteurs sur le plateau, avec des danseurs, avec un orchestre qui joue en live sur scène. Rien que pour ça, chapeau, ça fait plaisir!

Et le résultat, justement? Eh bien il est tout à fait à la hauteur! Oui, nous sommes capables de monter une vraie comédie musicale en Belgique! Et visiblement le public ne s'y trompe pas car la grande salle du National, qui "héberge" pour l'instant le spectacle, ne semble pas désemplir, puisque des prolongations exceptionnelles sont annoncées du 27/11 au 7/12.

"Cabaret", c'est l'histoire d'un auteur américain, Cliff Bradshaw, qui débarque dans le Berlin joyeux et frivole du début des années 30, et tombe sous le charme de Sally Bowles, une jolie 'performeuse' du Kit Kat Klub, un cabaret voué au divertissement et dont le spectacle est mené par un maître de cérémonie provocant et déjanté. Le spectacle alterne donc les chansons et les tableaux de danse du Cabaret (dont les titres que forcément, tout le monde connait, "Willkommen", "Mein Herr" ou "Life is a Cabaret"), avec les scènes qui se passent dans la pension de famille où s'est installé Bradshaw, tenue par Fräulein Schneider. On assistera donc aux rencontres entre Bradshaw et un Allemand rencontré dans le train vers Berlin, et qui fait un peu de contrebande pour son parti (...), aux rendez-vous, à l'installation puis aux querelles de Sally et Cliff, et aux tentatives de Herr Schultz, commerçant juif (...) amoureux de la logeuse Fräulein Schneider. Mais le Berlin joyeux et inconscient des enjeux politiques n'est peut-être déjà plus qu'une illusion, et dehors, le bruit des bottes gronde...

La mise en scène de Michel Kacenelenbogen réussit à maintenir cet équilibre entre l'extravagance et la légèreté du Cabaret, et le climat extérieur de plus en plus pesant. Si la première partie est flamboyante et gaiment inconsciente, on sent dès le début de la seconde partie que les murs s'effritent, et que même dans la bulle du cabaret, il n'est pas possible d'échapper à la montée du nazisme. C'est extrêmement bien fait, subtil, et avec une scène et surtout une image finale très forte, sans concession et qui glace littéralement le sang.

La troupe de comédiens-chanteurs est globalement à la hauteur, énorme bravo à Taïla Onraedt qui joue Sally et est à la fois convaincante dans son jeu, dans la danse et dans le chant! Je citerai aussi Delphine Gardin, émouvante Fräulein Schneider, et Guy Pion, attendrissant Herr Schultz (et au passage, j'ai une fois encore été bluffée par ce comédien que j'adore, le dernier rôle dans lequel je l'avais vu étant Richard III, on ne peut imaginer personnage plus aux antipodes de ce Herr Schultz timide et maladroit!). Leur duo fonctionne très bien et vocalement également (mais ce n'est pas une surprise, ils ont déjà chanté ensemble dans ce sublime spectacle qu'était "Si c'est chanté, c'est pas perdu"). Les chorégraphies de Thierry Smits sont dynamiques et tout à fait adaptées, avec une touche de malice et de provoc politique, les danseurs et danseuses s'en sortent très bien et Steve Beirnaert est un Emcee totalement allumé, même si j'ai parfois eu du mal avec son anglais! Oui, car si les dialogues sont en français, certaines chansons (je dirais même une majorité) sont restée en anglais, ce qui, mais c'est un avis personnel, sonne généralement mieux. Des surtitres en néerlandais et français ou anglais sont d'ailleurs projetés, mais j'avoue que d'où j'étais avec les jeux de lumières j'ai eu du mal à la lire, et puis les traductions françaises des chansons anglaises sont assez éloignées, enfin c'est l'idée générale mais je pense que c'est plutôt une traduction faite pour rimer et rentrer dans le tempo en français aussi.

Ajoutons enfin que l'orchestre, dirigé par Pascal Charpentier (forcément!), amène un swing et une touche agréable au spectacle, c'est quand même bien mieux une musique live qu'une bande enregistrée!

Bref, un spectacle réussi et une production qui n'a pas à pâlir face à des "musicals" anglo-saxons. Seul petit bémol, ça dure 2h30 (+ l'entracte), un peu longuet, mais c'est inhérent à la comédie musicale, quand les personnages chantent leurs états d'âme, ça rallonge forcément les scènes.

Cabaret se joue au théâtre National jusqu'au 1/10, puis du 27/11 au 7/12, et sera en tournée un peu partout. Plus d'infos sur le site du Public!

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Théâtre, #chanson, #Bruxelles

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Publié le 21 Septembre 2014

Nous sommes déjà le 21 septembre, et je ne vous ai pas encore parlé de ce qui m'attend (et vous attend par conséquent en lecture!) pour cette nouvelle saison... La faute à quelques soucis de santé, inutile de m'étendre dessus ici, j'espère juste que des migraines récurrentes ne m'empêcheront pas (trop) de tenir ce blog à jour pour cette nouvelle saison théâtrale.

Bon, vous avez pu constater que mon mois d'août a été calme... En réalité j'ai vu 2 pièces: il faudra que je vous parle du retour de Karl Marx d'ici à la fin de cette année car elle est reprise au Jean Vilar en janvier. Par contre, inutile de faire un review du Richard III vu à Londres... En gros, cette critique de What's on stage résume assez bien mon opinion (et surtout, ce qui m'a dérangée dans cette production et mise en scène)!

Septembre était heureusement assez calme aussi, mes migraines et des contraintes boulot m'obligeant à louper la reprise de Studio Impro la semaine prochaine (mais ce n'est que partie remise, 15 dates dont des versions IMAX sur l'année, je me rattraperai plus tard)... il n'y avait à mon agenda que Cabaret, au Public (enfin, au National, mais à la base c'est une création du Public, pour fêter ses 20 ans). J'ai vu ce spectacle hier soir, critique à suivre très bientôt!

Donc, pour cette nouvelle saison... j'ai prévu de picorer dans pas mal de théâtres! Commençons par les abonnements: d'abord, au Public (comme chaque année depuis un bon moment, probablement le théâtre auquel je suis la plus fidèle!). Outre ce Cabaret (grosse production, beau pari de réunir autant de monde sur scène, une belle ouverture de saison), j'ai choisi 6 autres spectacles, avec entre autres : Finement joué, un "vaudeville moderne" écrit spécialement pour les 20 ans du théâtre Le Public, que je suis curieuse de découvrir; Casanova, ma fuite des plombs, pour le plaisir de retrouver Michelangelo Marchese; Ay! Carmela, même si a priori je ne suis pas fan de clowns... Guy Pion et Carlo Boso à la mise en scène restent des valeurs sûres pour moi; et Constellations, dont l'intrigue... m'intrigue (pour les fans d'un certain Docteur, elle a un côté wibbly-wobbly timey-wimey ...). Sans oublier de la danse, Cocktails, chorégraphie de Thierry Smits dont j'avais beaucoup aimé 'to the ones I love'. Et peut-être, si j'ai le temps, ajouterai-je enfin le Carnaval des ombres en fin de saison! (c'est presque un running gag, ça doit faire 4 ou 5 fois que je pointe ce seul en scène salué par la critique de Serge Demoulin, et que finalement, je n'arrive pas à concrétiser pour aller le voir!).

Ensuite, mauvaise nouvelle pour les Belges, il va neiger cet hiver. J'ai repris 3 spectacles au Jean Vilar de Louvain-la-Neuve, en novembre, décembre et janvier. Et traditionnellement, il neige quand je vais à LLN! (riez, riez, mais je n'y suis pas allée la saison dernière, et vous avez vu, contrairement aux hivers précédents, il n'a pas neigé!). Au programme : l'école est finie!, un seul en scène mis en scène par Cécile Van Snick et dont le 'pitch' (pas les petites brioches mais le résumé, évidemment) m'a rappelé d'autres très bons spectacles vus au Jean Vilar, alors je tente! Il y a aussi La famille du collectionneur (un Goldoni, ça faisait longtemps, avec notamment Alexandre von Sivers), et La turnàta, 'suite' de Cincali, un spectacle hyper touchant interprété et adapté par Hervé Guerrisi.

Parmi les autres spectacles que j'attends avec impatience cette saison, il y a, en vrac: Enfer, au TTO (la suite de Purgatoire, bijou de cynisme par Dominique Bréda), L'assaut des cieux, de la danse par As Palavras, la compagnie de Claudio Bernardo (du 1 au 11/10/14 au Grand Varia, j'ai vu la création de ce spectacle il y a quelques années à Mons, c'était tellement beau que j'y retourne et vous le recommande déjà au passage), Le portrait de Dorian Gray aux Galeries (parce que Oscar Wilde, et avec Benoît Verhaert en prime!), Les mains sales, de Sartres, aux Martyrs (ça faisait longtemps que je n'avais plus mis les pieds dans ce théâtre, et trop longtemps aussi que je n'ai pas vu Itsik Elbaz sur scène!), La fin du monde est pour dimanche à Wolubilis (je me réjouis de découvrir François Morel sur scène, j'ai une vraie tendresse pour cet acteur!), le nouveau Sois belge et tais-toi (en suédois...) au théâtre St Michel, et Devinez qui?, une adaptation des dix petits nègres d'Agatha Christie par la Comédie de Bruxelles, à Auderghem.

Et comme à partir de janvier il me reste pas mal de place dans mon agenda, je pense que j'en profiterai pour ajouter de l'impro, évidemment, et aller peut-être faire un tour aux Riches-Claires, au National, à l'Atelier 210, encore au Varia, et peut-être même à Ittre. Ce qui est sûr, c'est que cette nouvelle saison me permettra de voir TOUS mes comédiens belges préférés sur scène si j'arrive à caser le Carnaval des ombres, et ça, c'est quand même très rare (et ça met la barre un peu haut, du coup, je dois avouer...).

Bref, j'espère continuer à partager mes coups de coeur (et le reste) sur ce blog avec vous en cette nouvelle saison!

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Rédigé par Emelle

Publié dans #programme, #saison 2014 - 2015

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Publié le 13 Septembre 2014

Il y a une semaine, je me suis amusée à participer à une sorte de jeu/défi sur Facebook, qui consistait à citer 10 livres qu'on a lus et qui nous ont marqué. On pouvait ensuite proposer à des amis d'en faire autant. Certaines réponses (reprenant aussi des pièces de théâtre) m'ont donné une idée: et si je devais citer 10 pièces de théâtre que j'ai vues et qui m'ont marquée, lesquelles choisirais-je?

Pas évident de n'en garder que 10... J'ai décidé de me limiter aux pièces (donc, pas de concerts, pas de danse ni de spectacle d'humour), par facilité et puis parce que ce n'est pas forcément comparable donc comment trancher pour me limiter à 10?

Donc, sans trop réfléchir, j'ai repris ce qui m'est venu en premier à l'esprit, puisqu'a priori, si je m'en souviens spontanément et rapidement, c'est que ça m'a marquée, non? L'ordre est celui dans lequel les pièces me sont venues... Pas un ordre de préférence (presque pas, sauf sans doute les 2 premières)..donc, ni même un ordre chronologique... Et pour ne pas faire trop de blabla, pour les pièces que j'ai vues à une période où je tenais un blog, je vous ai mis un lien vers la critique écrite à l'époque, il suffit de cliquer sur le titre!

Comme dirait quelqu'un (en rapport avec le nombre 10...) : "Allons-y!"

  • Richard II de William Shakespeare; par la Royal Shakespeare Company, Barbican theatre, London. Mise en scène de Gregory Doran. Avec David Tennant dans le rôle titre. Evidemment, penserez-vous si vous lisez ce blog depuis au moins début 2014! J'ai vu cette pièce en janvier dernier, je crois que c'est une des expériences théâtrales les plus intenses que j'ai vécues, je n'ai jamais mis autant de temps pour ne plus être hantée par un personnage, et c'est la première fois que je sortais d'une salle de spectacle en ayant à ce point l'impression d'avoir voyagé dans le temps et été le témoin privilégié de la vie (et la chute) d'un être humain. Bref, un moment très marquant!
  • Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand, au théâtre des Galeries à Bruxelles. Mise en scène de Jean-Claude Idée. Avec Pascal Racan dans le rôle de Cyrano. Vu en 2003 je crois. Une interprétation qui m'a transportée. J'avais vu Cyrano quelques années plus tôt et pas du tout accroché (mise en scène et jeu trop plats!), j'y allais un peu à reculons. Ce soir là je suis définitivement tombée amoureuse de Cyrano, j'ai frissonné, j'ai eu les larmes aux yeux à la fin... Quel panache!
  • L'opéra de quat'sous, de Bertold Brecht, par le théâtre de l'Eveil, au théâtre royal de Mons. Mise en scène de Carlo Boso. Vu en 1999 je dirais, avec l'école mais en soirée. Une production assez impressionnante. Mon premier "Brecht". J'ai adoré le texte, la mise en scène, les tableaux étaient magnifiques...
  • Mort d'un commis voyageur, d'Arthur Miller, par le théâtre de l'Eveil, aux Arbalestriers à Mons. Mise en scène de Michel Kacenelenbogen. En 1998, également avec l'école et en matinée scolaire en plus. J'avais déjà l'habitude d'aller au théâtre (également avec mes parents) depuis quelques années mais cette pièce est une des premières à m'avoir fortement marquée. L'histoire m'a touchée, Guy Pion (comédien, metteur en scène et directeur de la troupe de l'Eveil) était incroyable (comme pratiquement toujours) dans ce rôle de mec paumé et finalement tellement 'normal'. Sans en faire trop, tellement sincère et donc touchant malgré ses travers... Belle scénographie en prime, et un souvenir fort du frère mort qui vient le chercher, le convaincre de se suicider...
  • Le visiteur, d'Eric-Emmanuel Schmitt, au théâtre Le Public à Bruxelles. Mise en scène de Gildas Bourdet. 2006. Typiquement le genre de pièce que j'aime, apparemment: une pièce qui ne finit pas! Enfin, pas tout à fait, une fin ouverte à interprétation et des personnages qui s'affrontent verbalement. Ajoutez les magnifiques interprétations d'Alexandre Von Sivers et Benoît Verhaert, ça me fait encore un très beau souvenir!
  • Hôtel des deux mondes, d'Eric-Emmanuel Schmitt également, au théâtre des Galeries à Bruxelles. Mise en scène de Jean-Claude Idée. 2003. Donc, une fin ouverte, un thème lié aux croyances mais pas forcément à la religion, une ambiance mystérieuse, un ascenseur... Et l'occasion de débattre ensuite de ce lieu supposé entre la vie et la mort...
  • La valse du hasard, de Victor Haïm, par la compagnie Argan 42 (enfin, la compagnie de Daniel Hanssens, qui s'appelle maintenant la comédie de Bruxelles), au centre culturel d'Uccle. Mise en scène de Jonathan Fox. 2006. Troisième pièce dans le genre 'fin ouverte' et purgatoire/questions sur le sens de la vie/on prolonge le débat en sortant de la salle... Un texte brillantissime et deux comédiens éblouissants, et une mise en scène digne d'un thriller... Le noir final m'a laissée essoufflée et le coeur battant à 150!
  • La Princesse Maleine, de Maeterlinck, par la compagnie Entre chiens et loups et le Zone Urbaine Théâtre, au théâtre Le Public à Bruxelles. Mise en scène de Jasmina Douieb. 2008. L'une des mises en scène les plus étranges que j'ai vue! Et un peu inconfortable aussi, assise sur un tronc d'arbre au milieu d'une étrange forêt... Un conte sombre et inquiétant, ambiance totalement réussie, envoûtante, superbe travail dans l'imaginaire signé Jasmina Douieb (dont, en général, j'aime beaucoup les mises en scène!). A l'époque j'avais juste écrit sur mon blog : "Un mélange de féérie et de sorcellerie, de la poésie lugubre, des ombres, des lumières, des arbres, un drame, des maquillages... Très étrange, et un grand coup de coeur."
  • Darwin, de Thierry Debroux, au Rideau de Bruxelles. Mise en scène de Marcel Delval. 2007. Encore un texte avec des personnages dans le coma, mais surtout une réflexion scientifique et sociétale qui m'a énormément parlé. Avec d'excellents comédiens et une fin inattendue dont je me souviens encore très bien, pleine d'humour, de malice, et parfaite!
  • La guerre de Troie n'aura pas lieu, de Jean Giraudoux, au théâtre du Parc, Bruxelles. Mise en scène de Jean-Claude Idée. 2008. Difficile de choisir un 10ème spectacle, alors après de très nombreuses hésitations, je me suis arrêtée sur celui là. Parce que j'ai adoré et suivi sans décrocher ce texte long (la pièce durait plus de 3h, entracte de 20 min compris) et pas toujours fluide, grâce à une mise en scène moderne et des comédiens impeccables, Serge Demoulin, Jean-Claude Frison et Yves Claessens en tête!

Voilà qui fait donc 10! Mes 10 plus grands souvenirs de théâtre, 10 pièces dont les représentations m'ont marquée (positivement, je pourrais vous citer les 10 pires aussi mais restons sur du positif!).

Parce que sur plus de 360 pièces vues jusqu'ici (toujours hors danse, humour, etc...), c'est bien peu, 10... Je dirais que, pas loin derrière, j'aurais pu ajouter 'Hamelin' (de Juan Mayorga, mise en scène superbement dépouillée et forte de Christophe Sermet, interprétation magistrale de Serge Demoulin notamment), 'Mort accidentelle d'un anarchiste' (de Dario Fo, encore une fois avec Guy Pion et sa bande de l'Eveil), 'Cincali' (touchant seul en scène interprété par Hervé Guerrisi sur l'immigration italienne vers les mines belges dans les années 50... mes racines, du côté maternel), 'L'arbre de joie' (de Louis-Michel Colla et David Khayat, médecins, encore un débat scientifico-éthique, mis en scène par Olivier Coyette), 'CLOAK', 'Texto', ou encore 'L'éveil du printemps (dans la mise en scène de Jasmina Douieb, encore elle, pour les 30 ans du théâtre de l'Eveil... finalement je suis fidèle à mes coups de coeur!) Mais c'est de la triche, pas vrai? Alors, arrêtons-nous aux 10 premières citées comme mes souvenirs les plus marquants.

Alors...  si on part sur l'idée d'un challenge, y a-t-il des bloggeurs/bloggeuses qui ont envie de se livrer au même exercice?

EDIT: Parce qu'elle semblait aimer l'idée, j'avais lancé le défi via twitter à une bloggeuse qui place le théâtre côté coeur (non seulement son écriture enthousiaste et juste donne toujours envie de la lire et d'aller voir des pièces - dommage que je ne vive pas en région parisienne! - mais en plus, on s'est vues le temps d'un déjeuner à Avignon cet été, et elle est hyper sympa!). Vous trouverez sa liste des 10 pièces qui l'ont marquée, ici : http://le-theatre-cote-coeur.blogspot.fr/2014/09/et-sil-fallait-en-garder-10-challenge.html

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Théâtre, #top 10, #souvenirs, #bilan, #Coup de coeur

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