impro

Publié le 21 Mars 2016

Studio Impro IMAX 18/03/16

Cela faisait trop longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de caser un « studio impro », alors puisque j’y suis enfin allée ce vendredi… Petit compte-rendu !

Pour rappel, un Studio Impro IMAX, c’est comme un Studio Impro, mais dans une plus grande salle, et avec un improvisateur invité qui ne fait pas partie de la troupe. Par contre, le public doit juste proposer un titre de film (qui n’existe pas encore), fini le papier plus long avec plein d’autres questions (un événement positif, une fin possible,…). C’est vrai que ce n’était pas toujours simple d’être inspiré, mais c’était sympa de cocher si on voulait des morts ou pas dans notre film, et de dire ce qu’on voulait de plus (plus d’amour, plus de violence… ou on pouvait écrire ce que l’on souhaitait, et j’ai souvenir d’une intervention du réalisateur réclamant plus de cacahuètes, franchement c’était drôle !)

Donc, pour cet IMAX du 18 mars, l’équipe était :

Réalisateur : Vincent Doms

Improvisateurs :
- Amélie Saye
- François Doms
- Jérémie Petrus
- Arnaud Van Parys

Guest : Gilles Delvaux

Ils nous ont concocté les 11 films suivants (comme d’habitude, puisque je n’ai pas une mémoire eidétique – waouw ça fait 2 articles d’affilée que je case ce mot, j’ai gagné quoi ? – j’utilise les prénoms des improvisateurs pour désigner les personnages des impros. Déjà que certains oublient le prénom de leur personnage en cours d’impro – l’amour, bien sûr ! – je ne les ai pas retenus non plus)

1) Film d'horreur : "Promenons-nous chez Ikéa" : Le réalisateur se laisse aller à nous confier qu'une visite chez Ikéa en couple, pour lui, c'est l'horreur. Amélie et Gilles confirment dans l'impro : ils font leurs achats pour meubler leur flat, et elle achète trop! Ils se laissent enfermer parce que les gardiens ont annoncé la fermeture un peu tard (ils surveillaient ceux qui volent les crayons!! On se demande qui peut piquer plein de crayons Ikéa, et jamais les mètres en papier!). François le gardien de nuit est en fait un tueur à la perceuse, et un crayon ne sauvera pas Jérémie pour boucher le trou fait par la perceuse! Et pourtant, comme Arnaud le fait remarquer avant de mourir, pas besoin de perceuse pour monter un meuble Ikéa!

2) Comédie romantique : "Tristesse animal jaune" (titre proposé par quelqu'un qui a été traumatisé par la dernière pièce du Public, 'Tristesse animal noir"?)... Même si le réalisateur propose un tigre triste, les improvisateurs partent sur l'idée du canard (pourtant en vrai un canard c'est pas vraiment jaune, si? Ceux qui flottent dans les baignoires, oui, mais les autres?). Histoire d'amour entre un jeune homme déprimé qui nourrit les canards, et une militante pour le retour des canards au parc! Malgré le meurtre d'un canard (en plein vol, parmi une famille qui volait en formation en V légèrement désorganisée) à cause d'un frisbee (lancé par Jérémie qui finira par accuser 'le chauve' parmi les militants pro-canards pour dédouaner son pote!), les amoureux finiront par fonder une famille.
La phrase philosophique de l'année est à mettre au crédit de Jérémie : "La vie, c'est comme un livre, parfois, des pages se tournent, et... voilà!"

3) Film de guerre : "Barbe imberbe le pirate". Le réalisateur était persuadé qu'il ferait donc un film de pirates... Mais les improvisateurs sont restés dans le film de guerre, et ont opté pour un hacker! Qui avait infiltré l'armée belge dans une mission baptisée ‘hoedje van de papier’ ( on a tous appris les mêmes trucs super utiles en cours de néerlandais à l’école, je vois !) dont l'objectif était de trouver le dit-pirate... Compliqué? Autant que le véhicule dans lequel Jérémie avait oublié de monter et à côté duquel il courait : à la base c'était une Jeep, mais elle a l'option 'chenilles' pour écraser la voiture qui n'avance pas assez vite devant (ne tuant que la moitié de ces occupants, eh oui Vincent on peut survivre à tout!). Pourtant les occupants en sortent par des portières, sauf Arnaud qui a compris que c'était un tank et qu'il fallait sortir par au-dessus!

4) Heroic fantasy : "Le puceau malgré lui". Alors je ne sais pas si le roi, son fils et son ex étaient des elfes ou des hommes, en tout cas le fils était maudit, chaque fois qu’il enlevait sa ceinture et son épée pour coucher avec une fille, celle-ci disparaissait ! En fait c’était un sort jeté par sa mère, qui voulait finalement le kidnapper et avait envoyé Jérémie-la-chose (sûrement un nain ou un petit orque ?) en éclaireur, mais il n’était pas très efficace ni tenace pour faire faire une pause au cavalier Gilles et à son écuyer François. Finalement c’est un coup de main du marchand de sable espagnol Arnaud qui permettra à la méchante reine de kidnapper son fils !

5) Film d'art et essai d'ARTE : "A juste titre... de noblesse" Comme d’habitude, rien à comprendre sur ce film certainement très contemporain et très facile à comprendre ! ;)

Entracte

6) Drame social belge : "Eva le petit démon". A n’en pas douter, l’équipe gagnera la palme d’or avec ce film bien de chez nous, et je ne doute pas que les frères Dardenne aient pris des notes pour leur prochain scénario ! L’habituelle famille de barakis avec bedon et accents cherche sa petite fille Eva, 8 mois, qui a disparu. Le papa est prêt à la déclarer perdue si elle ne répond pas au bout de 2 appels (François a du mal à compter, c’est quel doigt l’index ?), de toute façon ils ont assez d’allocs avec les autres enfants. Ils se décident à enterrer une boîte à chaussures vide puisqu’elle n’est pas revenue, et lorsque la maman demande à Jérémie comment il s’est acheté des chaussures chez Brantano, il leur signale que ça vaut cher, un rein de bébé ! (ce qui donnera ces répliques géniales : Gilles : « c’est quoi le rein ? ». François : « Un fleuve ? ».
A noter lors d’un flash back l’idée saugrenue d’Amélie, lorsque les frères se plaignent que futur bébé Eva ne leur répond pas depuis son ventre, elle leur a sorti : « c’est normal, pour qu’elle t’entende, faut parler à travers ma chatte ! » … Du coup, lors de la scène vue du côté du bébé, Arnaud passait la tête de derrière le rideau, couvert de son pull rouge. Classe, hein ! ;)

7) Dessin animé Disney : "Le retard de l'ennuyeuse Monique" : Jérémie joue Monique, la pauvre petite montre qui retarde. Mais Arnaud la pendule au gros balancier lui conseille de partir à la recherche d’un vieil horloger, un vieux sage joué par Gilles, qui donne à Jérémie plein de bons conseils et le re-règle. De joie, Jérémie interprète la chanson en allemand qu’il a apprise d’un autre personnage (ça, c’est l’arroseur arrosé grâce au réalisateur… N’empêche que j’ai « 99 Luftballons » en tête depuis vendredi moi, merci Jérémie !)

8) Péplum sexy (nan mais c'est quoi ce genre de film, Vincent?) : "Tu viens travailler avec moi?" (et selon le réalisateur on sent le sous-entendu coquin dans le titre!). César (et sa femme, enfin je suppose, Cubitus c’est un nom de chien plutôt non ?) se mêlent au peuple qui travaille (sous les encouragements d’Arnaud qui joue des percussions). Mais les travailleurs le reconnaissent, notamment Jérémie qui sort simplement une pièce de sa poche et compare ! Mais oui, Vincent, enfin, y’avait la tronche de l'empereur sur les pièces de monnaie de l’époque, pas besoin d’envoyer Jérémie acheter un ‘objet’ sur lequel se trouve la tête de César! (bien ouej, Jérémie, c’était drôle! Surtout que j’avais compris que c’était une pièce, mais ça n’avait pas fait tilt dans la tête de Gilles non plus qui essayait de vendre des goodies César). Pour fêter ça, l’empereur voulait inviter Rihanna, et s’est donc évidemment retrouvé à devoir chanter lui-même, sauf que François a une façon bien à lui de chanter du Rihanna (mixé avec Madonna certainement, ça donnait « Like a diamond »)

9) Western : "Quand les pâquerettes avaient des ailes" Le gang des pâquerettes, bien sûr, qui va attaquer la banque ultra sécurisée par le shérif! Sauf qu’une fois sur le toit de la banque après avoir réussi à voler jusque là… Pas de moyen de descendre. Au passage, on sera témoin de l'invention du vélux au temps des cow boys!

10) Sitcom : "L'infirmière avait peur des faisans". Lors de l’épisode 78, les infirmières et les médecins sont en camp quelque part et comme il n’y a pas de cafèt’, ils se retrouvent pour chasser le faisan… dont il ne faut pas trop s’approcher, la petite Amélie en a fait les frais et a peur depuis… Même si quelques mots d’un médecin suffisent à la rassurer, et chemin faisant – jeu de mot signé Gilles – ils ramènent un cadeau à l’autre infirmière hermaphrodite Arnaud ! Et bien sûr, on a eu droit à deux pages de pubs, dont celle du club de foot de Chastres, qui a les moyens pour s’offrir des pubs au milieu d’une sitcom !

11) Film d'auteur : "Syndic, propriétaires, et ..." Là, le réalisateur s’amuse, donc ça part un peu en sucette… Globalement, on part d’une réunion de co-propriété où François doit lire le PV de la réunion précédente, tout en faisant des allusions et un poème au homard. On découvrira ensuite que Eva a survécu et vit dans l'immeuble et est enceinte... et on parle toujours de la même façon à son bébé!

Encore un beau moment d'impro et de nombreux fous rires!

Prochaines dates sur le site de Studio Impro ou celui de l'Os à Moelle

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Bruxelles, #Compte rendu

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Publié le 29 Novembre 2015

Etrange, ce mois de novembre.... Qui nous a fait prendre conscience que sortir, au resto, boire un verre, au spectacle, cela pouvait être dangereux... Qui a paralysé Bruxelles pendant plusieurs jours, aussi, sans qu'on comprenne exactement pourquoi. Le 21 novembre, je devais aller au théâtre Le Public, et son directeur, Michel Kacenelenbogen, a voulu tenir bon et maintenir les représentations, puis a fini par céder aux "conseils" de la police, ne voulant pas bloquer des policiers qui devaient être ailleurs. Mais les messages postés sur la page du théâtre pour communiquer ces annulations, et son interview dans la presse, montrent bien qu'il n'a cédé qu'à contre-coeur.

Inutile de dire que je partage son opinion: la seule façon de "lutter" contre le terrorisme, la radicalisation, l'obscurantisme, c'est la culture et l'éducation! Ce blog n'a d'autre objectif que de partager mon enthousiasme pour le spectacle vivant, et j'espère vous donner envie de sortir au théâtre voir des artistes en chair et en os, et vibrer grâce à leurs performances. En ces temps troublés, j'ai envie de vous y encourager encore plus! Comme beaucoup l'ont twitté en France, c'est valable aussi en Belgique : tous au théâtre!

J'ai assez peu écrit sur ce blog en novembre, et il y a deux spectacles que j'ai vus (l'un, je l'ai même vu fin octobre en fait) et dont je n'ai pas parlé... Je vais quand même vous en toucher un mot dans ce billet, en bref...

  • Versus : il s'agit d'un spectacle d'impro proposé par la LIP (la ligue d'improvisation professionnelle Wallonie - Bruxelles), il reste encore quelques représentations (voir sur leur site). Difficile de vous en parler, parce que forcément, comme c'est de l'impro, le spectacle change à chaque fois, et en plus, les concepts ne sont pas les mêmes d'un Versus à l'autre! Dans les grandes lignes, disons qu'il s'agit d'un spectacle d'impro qui utilise certains codes des matchs d'impro, mais qui n'a rien à voir avec un match. Certes, il y a deux équipes, et un animateur qui définit le style, les éléments, les contraintes et la durée de chaque impro (et quelqu'un qui s'occupe des bruitages et de l'ambiance musicale).
    Mais la comparaison s'arrête là: pas de pantoufles, pas de votes, pas de vainqueur, pas d'arbitre ni de fautes... Et même si la réflexion se passe par équipe, ensuite, tous les improvisateurs collaborent et échangent leurs idées, se groupant sur les bancs d'un côté ou de l'autre et se coordonnant avant d'intervenir... Et comme personne ne vise le rire facile ou la grosse blague qui attirera les faveurs du public (et ses voix), les impros sont d'un sacré niveau!
    En résumé, "Versus" c'est un spectacle où des comédiens d'impro très doués poussent l'art de l'improvisation au maximum, construisent de belles histoires, s'écoutent, collaborent, bref, une démonstration d'impro, si je puis dire! Impressionnant, mais peut-être moins immédiatement marrant que d'autres spectacles d'impro (je précise cela parce que l'amie qui était venue voir le spectacle avec moi a eu du mal à rentrer dans les impros... moi, j'avoue, j'ai adoré et j'ai été particulièrement bluffée par le versus "réparties" du 9 novembre dernier!)
  • C'est ici que le jour se lève : alors j'avoue, j'ai beaucoup hésité à écrire sur ce spectacle qui m'a énormément déçue, dans lequel je ne suis pas du tout entrée, et qui m'a en plus laissé une impression de malaise, à cause de la fin et de certains des réactions qu'elle suscite et que j'ai pu entendre autour de moi... Je précise que j'ai vu le spectacle au début, pratiquement à la création, donc peut-être que l'ambiance qui s'en dégage a changé depuis... J'ai lu beaucoup de critiques positives, donc bon, chacun son ressenti...
    Mais puisque je tiens ce blog pour vous parler de tout... Je vais essayer en quelques mots d'expliquer ce qui m'a dérangée.
    "C'est ici que le jour se lève", à la base, était annoncé au théâtre Le Public comme un mélange de danse et de théâtre. Le texte était signé Sam Touzani et Rolland Westreich, et il semblerait que la metteur en scène et chorégraphe Isabella Soupart ait élagué ce texte... Trop, à mon goût. Ou bien alors on ne garde plus de texte et c'est juste de la danse, ou bien il manquait des mots... J'ai lu qu'elle était une spécialiste de la déconstruction, mais on va dire que ça ne me parle pas, à ce point. Je trouve que c'est... comment dire sans que ça ait l'air méchant (parce que ce n'est pas le but)... intello dans le mauvais sens du terme. Le genre de spectacle qui fait dire à certains qu'il faut être "initié" pour apprécier le théâtre. Ce qui m'agace profondément. Enfin, c'est peut-être parce que le spectacle mise sur le ressenti, et que je suis passée à côté (je n'ai pas ressenti grand chose, j'avoue!)
    De plus, le spectacle aborde des thèmes graves et d'actualité sur le "vivre ensemble" entre musulmans et non musulmans, les relations de couple et le mélange des cultures... Avec en filigrane le message du père, qui dit à son fils qu'il doit épouser une musulmane, qui l'encourage au repli identitaire... avec un texte majoritairement en arabe, donc même si on comprend l'idée, c'est assez frustrant, déjà qu'il n'y a pas beaucoup de texte, de ne pas comprendre! Et la conclusion, le doute du fils, sans mise en perspective, m'a mise mal à l'aise, même si à aucun moment je ne soupçonne Sam Touzani de sous-entendre que le mélange des cultures et religions n'est pas possible! Mais j'ai entendu des réactions de rejet autour de moi, ce qui a accentué mon impression de "manque de mots" dans ce spectacle...
    Alors, oui, certains passages dansés sont beaux, très esthétiques, mais ça ne m'a pas suffit pour rentrer dans ce spectacle. Dommage!

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Rédigé par Emelle

Publié dans #en bref, #Impro, #danse, #Tous au théâtre!

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Publié le 4 Avril 2015

Studio Impro IMAX & Guest - 3 avril 2015

Ce vendredi 3 avril, c’était la deuxième du concept « IMAX & Guest » de Studio Impro.
Pour les explications de ce qui change avec ce concept, je vous renvoie à mon billet de décembre sur la première séance en mode IMAX.
Et je ne résiste pas à vous faire un compte-rendu de la soirée d’hier, parce que qu’est-ce qu’on a ri ! J’y étais avec 2 amis (qui étaient déjà venu à Studio Impro mais pas encore en IMAX), et à l’entracte, l’un avait mal aux muscles zygomatiques, l’autre les joues en feu, et moi j’avais encore des larmes aux coins des yeux à cause des nombreux fous rires ! Ca vous donne une idée de l’ambiance et du niveau, non ? ;)

Donc, d’abord, le casting de cette soirée :

Réalisateur : Vincent Doms. Comme d’habitude, il a assuré dans ce rôle, intervenant régulièrement, soit pour réagir à ce qu’un improvisateur avait eu le malheur de dire, soit pour relancer, accélérer les intrigues, amener des rebondissements… Je l’ai trouvé moins froid et sadique que d’habitude dans ce rôle, et même s’il arrive toujours à intervenir avec un incroyable sérieux au milieu des scènes les plus drôles, on sentait le rire pas très loin au fond de ses yeux !

Improvisateurs : Séverine De Witte, Amélie Saye, François Doms et Arnaud Van Parys. Pareils à eux-mêmes, avec un Arnaud en grande forme j’ai trouvé, et Amélie comme toujours un peu décalée et qui a tendance à déclencher facilement des fous rires chez ses partenaires !

Guest : Vincent Vanderbeeken. Contrairement au guest de décembre (Jérémie Pétrus) que je découvrais, j’avais déjà eu l’occasion d’observer le talent d’improvisateur de Vincent Vanderbeeken. Il s’est parfaitement intégré à l’équipe de Studio Impro, et on sent la solidité de son expérience en impro ! Toutefois, nous étions d’accord mes amis et moi à la fin du spectacle, mention spéciale pour son talent de mime et bruiteur. Parce qu’un improvisateur, en plus d’une bonne mémoire, écoute, d’une imagination débordante et d’une grande capacité de réaction, d’adaptation et de répartie, doit aussi être capable de faire rentrer le public dans ses histoires sans décor ni accessoires ! Il faut donc qu’on puisse comprendre tout de suite la situation et imaginer les éléments de décor. Et là, c’est clair, Vincent a été très fort hier. Dans une impro où il jouait notamment un grand père, on est formels, on a tous « vu » la canne !!

Je ne suis pas sûre de pouvoir vous résumer toutes les impros, mais j’ai au moins noté quelques scènes particulièrement ‘cultes’. Comme d’habitude, n’étant pas hypermnésique, je n’ai pas retenu les prénoms des personnages donc j’utiliserai ceux des improvisateurs. Et comme y’a 2 Vincent, j’écrirai ‘le réalisateur’ pour les interventions de Vincent Doms.

  • Western (oui, le réalisateur aime commencer par un western, visiblement…) : "La revanche de la famille Cafard" : Vincent veut revenir dans sa ville pour se venger avec la complicité d’Arnaud ; au saloon, ce sont les filles les dures à cuire et François a peur et n’a pas de révolver mais juste un couteau. Quand Arnaud et Vincent arrivent au saloon, François sort, poursuivi par Arnaud, ce qui donne une scène totalement hilarante de poursuite, avec à un moment François qui tente de lancer son couteau mais se laisse ensuite dépasser à chaque fois pour récupérer le couteau où il s’est planté, et Arnaud qui ne comprend pas bien les trajectoires donc ne sait pas quoi faire pour esquiver !!
  • Film d’horreur : "A fleur de peau" : Il était franchement gore, ce film ! Ca commence dans une boucherie, où Amélie la cliente à la peau douce se fait directement couper un bras ! Ensuite, Vincent et Arnaud arrivent pour tester la boucherie pour un guide. Arnaud n’est pas convaincu mais Vincent flashe sur Séverine la bouchère (directive du metteur en scène basée sur le script – allez, c’est pas difficile à dire quand même, script ! ;) ). Gros fou rire avec une scène où François (le boucher, donc) a attaché Arnaud et commence à couper des morceaux : il lui scalpe le torse pour couvrir sa calvitie !! Ca se termine en crise de jalousie de François, descendu à la cave où sa femme et Vincent sont en train de découper des morceaux d’Amélie!
  • Comédie romantique : "Paradis offert". A la lecture du titre, le réalisateur marque un silence plein de sous-entendus, et voyant que le public ne réagit pas forcément, constate qu’il est le seul à avoir l’esprit mal tourné ! ;) Du coup il précisera quand même à ses comédiens qu’il s’agit d’une comédie romantique, donc le paradis c’est la vie à deux, l’amour, le mariage…
    Au début, Amélie la serveuse s’émerveille avec sa copine parce qu’un homme qu’elle a vu 2 fois lui a offert une île. Arnaud, lui, ne comprend pas pourquoi il lui a dit ça (la drague n’est pas son fort) et cherche une solution pour acheter une île avec son chômage. Avec ses 2 potes ils trouvent l’idée de fabriquer une île à St Idesbald en creusant une douve autour d’un terrain. Oui, c’est foireux, mais ils n’ont pas de meilleure solution. Le réalisateur nous fait grâce des 3 ans de travaux (mais on aura quand même droit aux lettres que s’échangent les amoureux, avec Arnaud, décidément mytho, qui raconte qu’il est dans l’espace, les formations ONEM ayant fini par payer…). Donc, 3 ans plus tard, les filles arrivent sur l’île, à laquelle on accède en pédalo (ce qui donne une scène super drôle où ils échangent leurs places dans le pédalo avec François qui finit par nager à côté, ça m’a rappelé la scène du kayak dans le studio impro du 22 janvier, c’était à peu près aussi approximatif et improbable !). Arnaud amène Amélie en tête à tête au restaurant, où Vincent les sert avec un accent créole pour assurer le dépaysement (Arnaud met un moment à comprendre que c’est pour faire croire qu’ils sont sur une île lointaine, ce qui permet à Vincent de lui faire de belles grimaces !) Assez vite Séverine se rend compte que quelque chose cloche, mais François l’empêche de dévoiler la vérité. Néanmoins Amélie a compris et balance une (vraie) gifle magistrale à ce pauvre Arnaud qui n’en revient pas. Comme le public, sadique, se marre et applaudit, le réalisateur nous offre un ralenti de la scène ! Ensuite, nouveau bond de 3 ans en avant, où finalement, Arnaud va retrouver Amélie pour s’excuser. Moment de flottement et nouveaux fous rires, parce qu’Amélie semblait en train de repeindre un mur, mais au moment d’ouvrir la porte elle ouvre une tirette tout autour, ce qui fait dire à Arnaud : ‘est-ce que je peux rentrer dans ta Quechua ?’ … Finalement il s’excuse de lui avoir menti, mais lui met quand même une petite baffe de revanche ! Comme le dit le réalisateur, les histoires d’amour dans la vraie vie, c’est comme ça que ça se passe !
    Et vous noterez au passage que cette impro m’a particulièrement fait marrer vu tout ce que je vous en raconte ! :)
  • Péplum : "Route 69". Effectivement, comme le fera remarquer le réalisateur, ça ne fait pas très romain… Même s’ils ont inventé les routes, selon lui, ils n’ont pas inventé le 69 (ndlr : bah non, tout le monde sait que nous utilisons des chiffres arabes, pas romains…). Dans un mirador (dont le sol craque un peu… Pas solide, la scène de l’Os à moelle ? En tout cas Arnaud a semblé avoir peur, en même temps après s’être pris une tarte dans la tronche, il n’aurait pas fallu qu’il passe à travers la scène, le pauvre !), bref, dans un mirador, 2 soldats romains, Arnaud et Vincent, surveillent les esclaves qui construisent une route qui n’avance pas et doit passer au travers d’un village gaulois qui résiste ! François, le chef du village, se fait laver par les filles et désigne Amélie comme émissaire pour signaler aux romains qu’ils ne se rendront jamais ! Elle se plaint, disant avoir 3 enfants qui ont besoin de son lait… Ce qui fera réagir le réalisateur qui demandera à voir la scène… Totalement cocasse, avec Amélie aux seins kilométriques et les garçons qui viennent boire le lait… Amélie ira donc parler au mirador, mais se fera prendre. Le chef du village (qui ne s’en sort pas avec les enfants sans Amélie, ce qui donnera une autre scène hilarante où ils se mordent entre eux pour trouver du lait jusqu’à ce que Séverine dise qu’elle peut aider….) décide d’attaquer les romains qui viennent aussi attaquer en position de la tortue (à deux)…
  • Danse contemporaine filmée pour Arte : "L’aveugle qui parlait aux sourds, non mais allô quoi !" Après que le réalisateur ait évoqué sa dernière expérience face à ces programmes étranges d’Arte (avec des hommes nus sautant au-dessus de vases vides ou parfois remplis et passant à travers des cadres dorés jouaient… bien sûr qu’on a tous reconnu l’histoire de Roméo et Juliette !), il a constaté que le titre en lui-même était déjà suffisamment hermétique comme ça… La chorégraphie avec quelques mots répétés par ci par là n’a pas aidé à comprendre mais c’était évidemment très drôle ! Avec final chanté en allemand !
  • Drame social belge : "Un chasseur sachant chasser sans ses chaussettes". Pas de commentaires sur le fait que le réalisateur, comédien professionnel comme il l’a souligné après avoir réussi à dire le titre sans fourcher, ait un peu galéré quand même pour le répéter ! ;) Pour le fun, la prochaine fois, je proposerai un titre du genre « sur ces 16 chaises sèches, séchaient 16 chaussettes » (jamais su dire ce truc sans fourcher…). Ou alors « Je veux et j’exige que Jésus gise et songe chez Zachée ».
    Pour en revenir au drame social belge, c’est donc le genre de film qui donne une bonne image de la Belgique à l’étranger et récolte des prix, ce qui permet, comme le soulignera le réalisateur, aux Frères Dardenne de monopoliser 80% des subsides de représentation culturelle belge à l’étranger…
    Cette impro leur vaudra certainement un oscar, avec la traditionnelle famille de barakis du quart-monde en vacances au camping, et les garçons partis sans chaussettes avec le fusil du père qui se tirent dans les pieds pour ne pas avoir froid (et butent une pauvre vieille qui était en pique-nique avec son mari). Pour rendre ça bien glauque, la gamine (Amélie) voulait épouser son père (Arnaud), qui lui a d’abord dit d’attendre la mort de sa mère, mais ça dérapé dans la scène finale quand la petite a demandé à son père d’aller avec elle dans la voiture chercher la poupée qu’elle avait oublié… Comme Séverine demandait à ce moment-là « qui veut des saucisses », Arnaud n’a pas pu s’empêcher, avec un petit rire, de lui répondre « Ta fille, visiblement ! »…
  • Dessin animé Disney : "La plume d’or". Un grand-père (Vincent, hyper crédible !) raconte à son petit-fils (François) l’histoire d’un phoenix, et le petit est appelé par une plume d’or pour sauver le phoenix (Amélie) enfermé par le méchant Arnaud. Qui, pour expliquer pourquoi il ne veut pas chanter (parce que le phoenix chante, apparemment), après une petite erreur de montage (selon le réalisateur), nous a joyeusement massacré la chanson des Choristes ! Le petit garçon rentrera dans le château du méchant en utilisant le livre comme serrure (ou comme clé, heureusement que Séverine a plus de logique que Vincent ;) ). Arnaud enverra un corbeau arrêter le jeune héros, mais ce corbeau (Vincent) se fera tuer par la plume Séverine. Au grand dam du gosse, parce qu’il y avait du bon en lui. Ce que nous montrera le réalisateur, en concluant d’un ‘mais on s’en fout, il est mort !’.
  • Film de guerre : "Trop grand pour être petit". Merci à la personne qui suivait au premier rang et qui a soufflé le titre au réalisateur qui l’avait un peu vite oublié avant de claper ! ;)
    Avec un titre pareil, on était presque dans de l’heroic fantasy avec des nains se battant contre des géants … à coups d’aliments, suite à une idée du réalisateur qui a demandé à voir la cuisse de poulet géante mangée par les géants, rouler vers les nains ! Du coup François a eu l’idée que les nains se cachent dans un donut, mangé par les géants, ce qui a donné d’étranges scènes dans le système digestif du géant ! Surréaliste pour un film de guerre, mais comme le géant a fini par recracher les nains, il n’y a pas eu de morts, comme demandé dans le script !
  • Film d’espionnage : "Le pays des heureux" (ou qqch d’approchant, j’ai un doute sur ‘pays’). L’histoire se passait entre russes (même si Amélie a décidé de pratiquer son italien en s’obstinant à dire ‘si’ pour oui…), avec deux espions infiltrant un clan où tout le monde sourit (et le « toujours sourire » avec l’accent russe m’a rappelé des histoires de souris…), dans le but pas très clair de tuer des opposants au parti ! Dans le bordel final où à peu près tout le monde se menace d’une arme, François hésite à se suicider vu que tout le monde s’en fout…
    Comme le réalisateur, on a vu de meilleurs espions ! Mais pas aussi drôles.
  • Film érotique : "Les dents du père". Déjà, le réalisateur a fouillé lascivement et langoureusement dans la boîte pour sortir le titre (avec un petit air pervers). Ensuite, à la lecture du titre, forcément… Sourire en coin très lourd de sous-entendus (auxquels cette fois le public a bien réagi en riant…) ! L’histoire se passait donc dans un cabinet de dentiste, où les portes poussent de drôles de gémissements… Impossible de reprendre tous les sous-entendus et doubles sens de ce film, mais c’était suffisamment subtil pour que les enfants dans la salle ne comprennent pas trop, mais très érotique au 2ème degré !
    Et comme c’était le dernier film et que le réalisateur fait ce qu’il veut, il a voulu revoir la famille du drame social belge qui voulait prendre le pédalo à st Idesbald, histoire de bien boucler la boucle !

Bref, encore une très bonne soirée et plein de bons souvenirs…. Ce qui donne un compte rendu un peu plus long que prévu !

Notez déjà dans vos agendas, le prochain IMAX ce sera le vendredi 29 mai, et cette fois pas de guest mais toute la troupe sera présente ! Je ne sais pas si ça veut dire qu’on retrouvera Kévin Ecobecq en réalisateur et Vincent Doms côté improvisateurs, parce qu’il a dit qu’ils seraient 10 et il me semble que si je compte bien j’arrive à 11 avec toute l’équipe. Quoi qu’il en soit, ça sera certainement une soirée à ne pas louper ! Infos et réservations : http://www.osamoelle.be/improvisation/

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Bruxelles, #Compte rendu

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Publié le 21 Décembre 2014

Studio Impro spécial IMAX

Je vous ai déjà parlé sur ce blog de mon spectacle d'impro préféré, "Studio Impro" (et si vous avez été distraits vous pouvez retrouver les explications de ce que c'est et pourquoi c'est génial, ici!).

Mais ce samedi 20/12/2014, c'était spécial... C'était la première des 3 représentations de cette saison labellisées "IMAX", une nouvelle déclinaison du concept de Studio Impro... en grand format!
Je ne vous cache pas que j'étais curieuse de découvrir ça, depuis que j'en avais entendu parler (... en juillet) sans trop savoir à quoi ce Studio Impro en plus grand, dans une plus grande salle mais au même endroit (?), pouvait correspondre. Eh bien, le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçue! Pas plus que les 3 personnes qui m'accompagnaient/// et pour l'un d'eux j'avais quand même un peu peur, parce qu'il m'avait confié ne pas avoir été voir un "spectacle vivant" - comme on dit - depuis au moins 15 ans... Eh bien il a aimé et il reviendra! Si ça, ce n'est pas la preuve que Studio Impro, c'est trop génial et que même les gens qui pensent détester le théâtre peuvent y aller sans crainte!

Petit compte rendu de la soirée et explications du concept IMAX :

D'abord, le concept: ça veut dire quoi, Studio Impro en plus grand ?
Ca veut dire avant tout qu'il y a une 2ème salle à l'Os à Moelle, plus grand puisqu'on devait être à peu près 200 hier soir... Bon par contre rêvez pas ce sont les mêmes chaises! ;) Mais on peut un peu plus les éloigner et éviter ainsi de s'asseoir sur les genoux de son voisin. Donc, la salle est sensiblement plus grande, plus haute aussi, la scène est plus grande, et avec les poêles à bois chauffant à plein régime dans la salle, on avait vraiment l'impression d'être une armée de farfadets dans les flammes de l'enfer... (oui, en s'éloignant du milieu de la salle, il faisait peut-être un peu chaud!)

Ce qui est plus grand aussi, pour l'IMAX, c'est le papier qu'on vous donne à l'entrée. En plus d'un titre de film qui n'existe pas, il y a d'autres choses à remplir:

  • si l'on veut des morts dans le film
  • un événement heureux qui pourrait se passer dans le film (ma copine/ex-collègue et sa fille ont indiqué "un meurtre", vous pensez que je dois les dénoncer comme psychopathes potentielles?)
  • un événement malheureux qui pourrait se passer dans le film
  • Si l'on veut plus d'amour, de cascades,...ou autre à préciser (soyez créatifs, franchement, "plus de cacahuètes" au milieu d'une comédie romantique, ça marche bien!)
  • une fin possible pour le film

Evidemment, ensuite, c'est le réalisateur qui décidera ce qu'il exploitera de votre papier, le titre c'est sûr, pour le reste, ça dépend de son humeur, c'est lui qui réalise les films après tout, et qui a vendu son âme, donc il fait ce qu'il veut!

Enfin, la dernière chose qui est plus grande que d'habitude (sauf les dernières), c'est l'équipe de comédiens sur scène, puisque le diable, en plus de 4 acteurs, met aussi un "guest" à disposition du réalisateur. Cela, plus l'absence de rideau à fermer à la fin, amène à quelques changements dans les scènes habituelles de début et de fin du spectacle...

Pour cette première, l'équipe était composée de :

  • Réalisateur : Vincent Doms. Et, bien que j'adore Kévin Ecobecq dans ce rôle et Vincent en improvisateur, j'avoue que j'aime énormément sa version de réalisateur froid, légèrement prétentieux, diabolique et sans coeur et franchement moqueur avec le public!
  • Improvisateurs : Marie-Sylvie Hubot, Mathilde Rault (oui, je sais, c'est une bonne comédienne, mais c'est fou comme elle était différente dans "Je mens, tu mens!"), Alban Schuiten et Arnaud Van Parys
  • Guest : Jérémie Petrus. L'idée de l'invité c'est d'amener un improvisateur qui ne fait pas partie de la troupe habituelle dans l'équipe, et... waouw, quelle bonne idée et quel bon choix! Enorme coup de coeur pour ce comédien (que je ne connaissais pas en impro, honte à moi), il s'est donné à fond, y est allé sans hésiter , a amené un paquet d'idées géniales et de rebondissements originaux, j'ai l'impression qu'il s'est éclaté! (du coup, on peut pas voter pour qu'il intègre la troupe de Studio Impro? Nan parce que là il m'a juste donné très envie de le revoir dans ce spectacle!)
    [Edit 23/12 : lu sur la page facebook de Studio Impro : "Suite à la prestation de notre "Guest" Jérémie Petrus (professionnel) l'équipe a décidé de l'intégrer de manière permanente dans la troupe Studio Impro! " \o/ ]

Et à quels films improbables avons-nous assisté pour cette première? Grâce à mes 3 comparses et leur mémoire (pour pallier mes trous de mémoire, on retient mieux à 4 qu'à 1!), voici la liste des films. Je ne vais pas essayer de vous les raconter parce que de toute façon, à lire sans avoir vu ça n'aurait juste pas de sens... Je me suis juste amusée à relever quelques éléments marquants pour certains films.

  • Western : "A deux dans mes chaussettes" : de cette histoire de vol, d'enlèvement, de poursuites sur 30 mètres (mais qui manquait de meurtre selon les valeurs du charmant réalisateur), on peut surtout retenir la manière dont le cow boy Arnaud roule ses cigarettes (ou lèche le tabac je sais pas), et la technique 'chatouilles' de désarmement de Shériffette Marie-Sylvie alors que Jérémie a déjà récupéré les armes!
  • Film d'horreur : "Tout n'est pas rose dans la maison hantée" : ils étaient pas mal inspirés sur ce film qui fut assez long, finissant dans une paranoïa du rose, avec un mannequin tueur (tiens ça me rappelle un épisode de Doctor Who ça... rien à voir pourtant!), et donc, chouette, un meurtre!
  • Comédie romantique : "Le maître-court" : oui, ce titre a laissé le réalisateur perplexe, il nous a précisé qu'il y avait un tiret, par contre j'aurais tendance à penser que c'était 'mètre' et pas 'maître', mais puisque l'histoire se passait dans une école j'ai choisi l'orthographe appropriée. Un film avec des profs, donc, dont un nouveau qui s'appelle Court et qui est petit (pauvre Jérémie, c'est vrai qu'il n'est pas très grand), un école avec une façade, et de l'amour (mais pas tout de suite, heureusement le réalisateur leur a rappelé que c'était une comédie romantique au bout d'un moment, avec calme et délicatesse et sans gueuler - ou pas!)
  • Film d'action : "Il y a des (gens) qui meurent de faim" : le mot entre parenthèses, c'est parce que le réalisateur, décidément sympa et pas racusette, nous a confié qu'un mot avait été ajouté dans le titre, avec un petit v, enfin le truc qu'on fait quand on a oublié un mot et que je ne peux pas dessiner avec un PC, évidemment! Parmi les grands moments de ce film d'action déjanté (ou le président des Etats Unis envoie des gens voler 3 poulets, et c'est tout!), une course poursuite entre un cuistax-hélicoptère (...) et des rollers à sticks (...); un face à face (imposé par le réalisateur) entre un voleur et le fils des fermiers à qui appartenaient les poulets (Arnaud jouant les 2 rôles, il aura bien couru et enlevé/remis son pull rouge, sur cette impro!); et un autre face à face entre le fermier et le président, Alban face à lui même cette fois (mais là, il l'a cherché, il a tendu la perche!)
  • Peplum : "Freud et ses groupies" : avec des cubes, Alban déguisé en peuplier, et les théories fumeuses du philosophe (plus que psychanalyste) Arnaud!
  • Film érotique : "La pendule réglée": no comment pour ce titre associé à ce genre de film, je ne résumerai pas, je me contenterai de dire qu'un film érotique juste la fois où une copine vient avec sa fille de 12 ans, c'est pas sympa!

==== Entracte ====
(au passage, petit mot pour "l'os à moelle", vous en ajoutez quand, une 2ème toilette?)

  • Film social belge : "la mer, ça sent mauvais mais on s'en fout" : disputes sur fond de concours de cerf-volants dans un camping, ce film avec accents m'aura permis d'apprendre qu'il y a des campings près de Paris... (mais ce n'était pas le sujet). Et il parait que vu les fautes, le spectateur ayant écrit ce titre aurait pu jouer dans le film (quand je vous dis qu'il est aimable et pas du tout moqueur, ce réalisateur...)
  • Court métrage : "le barman maudit": après réflexion et une courte histoire de barman qui loupe tout, ça s'est transformé en clip, sur des musiques d'abord genre film muet, puis classique (grand numéro de danse contemporaine) puis film d'horreur (avec une chorégraphe à la thriller de Jérémie et des vampires qui boivent directement le sang du barman...)
  • Comédie musicale : "Le Petit Petit Bonhomme Jaune" : à nouveau les indications d'écritures nous ont été révélées par le réalisateur, et il parait que les majuscules avaient de l'importance dans le film! Une histoire de vol de jouet, avec le petit bonhomme qui devient grand, une chanson en russe d'Arnaud et un final en chinois. Arnaud, qui jouait un grand père en chaise roulante, a effectué une petite chorégraphie mimée en chaise, ce qui m'a évidemment fait marrer et penser à Avignon (... même si j'imagine que lui et Vincent n'ont pas pensé à ce qu'ils ont joué ensemble cet été!)
  • Film de cape et d'épée : "Le massacre au popcorn": là, le réalisateur, qui tenait sans doute à ses épées, avait suggéré que le popcorn pouvait être une région... Finalement c'était une taverne, et l'histoire, un classique du genre, Jérémie montant à Paris venger son père de François le Méchant (Alban)
  • Film d'auteur : pour finir, le réalisateur s'offre toujours un film d'auteur, SON film que personne ne comprend à part lui! Là, Vincent a enchaîné les titres en prenant plein de papiers, on est parti de "la choucroute infernale", avec Alban résolvant des intégrales non définies dans les toilettes, passé par "l'homme qui disait non", pour finir avec "Cold fire", que le spectateur auteur du papier avait traduit (pour le réalisateur) par "Feu gelée", (toujours ce gentil réalisateur qui a précisé que c'était geléE, "un dessert sans doute")... Mais Jérémie a eu une autre idée brillante, nous transportant à l'enterrement de feu (Mme) Gelée.

Prochaines dates? Studio Impro normal le 8/01, IMAX le 3/4
Infos sur leur site, infos et réservations sur le site de l'Os à Moelle

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Bruxelles, #Coup de coeur, #Compte rendu

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Publié le 15 Juillet 2014

Improvisations avec un s

Oui, je sais, je vous ai dit que j'avais déjà à Bruxelles de quoi m'éclater comme spectatrice d'impro, mais... Là, d'une part c'était l'occasion de (re)voir plein de copines, et puis voir Tsamere et Joyet improviser ensemble, c'est a priori la promesse d'un bon moment bien décalé et de jolis fous rires!

Donc, Arnaud Tsamere, profitant sans doute du fait qu'Arnaud Joyet était à Avignon avec "l'homme d'habitude" (dont, au cas où vous auriez loupé ma critique, je vous parle dans ce billet), a décidé de fixer 3 petites dates seulement pour nous proposer un spectacle d'impro, avec également la touche féminine de Virginie Gritten (et Maxime Perrin pour l'accompagnement sonore et musical des impros).

Bon, je vais être honnête, je me demandais quand même un peu s'ils avaient un concept derrière ces "improvisations avec un s", ou s'ils avaient juste envie de s'amuser un peu. A priori, je dirais les 2... Clairement, ils se sont amusés (et nous, avec eux) ! Et ma foi, ils ont eu une idée toute simple, mais à laquelle il suffisait de penser : plutôt que de demander au public des thèmes (non parce que franchement, le public du sud... oui, du pôle sud, on a compris, en même temps moi j'm'en fous, je me sentais pas visée, je suis belge!), bref, plutôt que de nous demander des thèmes, ils ont récolté un paquet de tracts du Off, et ont décidé de tirer au sort parmi ces tracts, le titre de la pièce étant le titre de l'impro (dont évidemment le contenu n'avait a priori rien à voir avec la pièce, puisque ils n'ont pas vu tous les spectacles du Off!).

Vous me direz, ça ne leur fait pas des masses de contraintes, d'autant qu'ils décidaient eux-mêmes quand terminer l'impro. Mais ce sont des professionnels, alors juste ça, ça leur suffit pour partir dans des histoires certes rocambolesques mais avec en colonel lieutenant général, une trame plus ou moins construite, et même une chute ! Beaucoup de bonnes idées, quelques répliques qui seraient cultes si on les avait retenues, et quelques phrases sorties on ne sait d'où avec le décalage et l'absurdité que Tsamere manie si bien... Bref tous les ingrédients pour passer un bon moment, et 3 comédiens qui se sont donnés à fond (Arnaud Joyet aurait pu remplir une bouteille rien qu'en tordant sa chemise tellement il était trempé!).

Pour info, ce 15 juillet, ils ont improvisé sur les titres de spectacle suivants:

- A la table de l'éternité (du conseil d'entreprise d'une société on ne sait toujours pas de quoi, mais qui a au moins des archives et un local de pause, et où les prénoms se mélangent, n'est-ce pas Gwendal, enfin, Thierry!)

- Détractés (pas très parlant, du coup ils ont utilisé le sous titre : l'histoire presque vraie d'Alex et Laura, avec Tsamere en conseiller conjugal et une fin dansée où il nous a encore montré euh... voilà, tout son talent)

- Regardez mais ne touchez pas (rien à voir avec la pièce je confirme, par contre Tsamere a tenu à signaler à la fin que c'était un sketch, vu qu'il avait déclaré ne pas aimer les grosses... si c'est pas mignon d'éviter que les fangirls de Tsamere ne décèdent - ah non ça c'était le jargon de la 1ère impro pour le bonzaï - d'inanition ! ;) )

- La sorcière Latrouille (pas sympa la fin, donc si Arnaud Joyet monte sur le dos de la sorcière, elle meurt écrasée? Ksss.... ;) )

- La résistible ascension d'Arturo Ui (no comment sur le 'tu prends tes couilles à 2 mains et tu montes!" "mais avec quoi je tiens la corde?" "tu veux vraiment que je te le dise?")

- L'homme qui rit (parodie du IN, et je piquerai certainement à l'occasion la formule de Joyet : "c'est d'après Sophocle (...) de bien après!" la prochaine fois que je vois une pièce "d'après" un auteur alors que ça n'a rien à voir)

- J'dis ça, j'dis rien (une brillante stratégie militaire d'Arnaud Joyet, qui aura bien fait trainer en longueur le moment où il prononce le titre de l'impro, qui devait en marquer la fin... entrainant des remarques amusées et décalées de l'autre Arnaud. Ah j'avoue, comme ça, je les adore vraiment!)

- Le bal des abeilles (avec une Virginie Gritten en instit qui fait peur!)

- Ces gens là, qui sont ils? (drame social de l'exclusion dans un bistrot...)

- La guerre des sexes (avec un titre pareil et pour conclure... disons qu'ils sont partis sur l'idée d'une parodie porno de Star Wars... Et que la fin a fait dire à Virginie Gritten qu'elle ne cautionnait plus ce spectacle, et à mes voisines qu'elles devaient chasser l'image finale... enfin, ce que leur imagination a vu de l'image finale, au plus vite!! ;) )

Et évidemment, comme c'est de l'impro, même en vous racontant tout ça je ne dévoile rien, demain ce sera différent! :) Alors comme il n'y a déjà plus que 2 dates, allez prendre l'air sur l'île de la Barthelasse et vous amuser avec ces 3 improvisateurs!

Infos pratiques : les 15, 16 et 17 juillet à l'îlot chapiteaux, durée : 1h15; tarif : 20 euros, 14 avec carte Off.

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #AvignonOff2014, #Compte rendu

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Publié le 13 Juillet 2014

T.I.M.E.

Reprise OFF 2015 au théâtre des Barriques à 19h25, infos ici.

Bon bah quand même, un spectacle d'impro dans mon programme du OFF, ça manquait! Nan mais le truc c'est que je sais qu'on a la chance d'avoir à Bruxelles le meilleur concept de spectacle d'impro ET la meilleure bande d'improvisateurs (Studio Impro, pour les distraits du fond qui ne le savent pas encore! ;) ). Du coup... ;)

Plus sérieusement, l'idée de ce spectacle d'impro, T.I.M.E., est plutôt originale aussi! Les improvisateurs sont des agents du TIME... non ils ne voyagent pas dans le temps! TIME c'est pour Troupe Immobile Mais Efficace, une cellule anti-terroriste, et nous spectateurs faisons partie de la team ! L'agent Jacky Bouée a 1h chrono pour sauver le monde (ce soir c'était en retrouvant Toutânkhamon, échappé de son sarcophage, je ne sais pas si c'est le même début tous les soirs?)... Pour cela il dispose des renseignements fournis par les informateurs du public, rangés soigneusement dans une mallette. Parviendra-t-il à mener à bien sa périlleuse mission?

Concrètement, comment ça se passe? Chaque spectateur est invité à remplir un petit papier avec son pseudo d'agent secret, son renseignement (une phrase), la géolocalisation du renseignement (un lieu, donc), et un mot de passe (un mot). Le chef de TIME tire au sort un papier, et les satellites de l'agence TIME se braquent sur le lieu désigné par la géolocalisation, pour voir s'y dérouler la phrase, thème de l'impro. L'informaticien qui branche le satellite peut imposer une contrainte, genre le son ne marche pas, ce sera muet, ou bien la scène sera un vaudeville... (c'est un peu de la triche d'ailleurs parce qu'il participe à l'impro ensuite!). A la fin, l'agent Jacky Bouée réapparait pour interroger son suspect (personnage d'une des impros) et ils doivent tous les 2 placer les mots (de passe) que le boss leur donne au fur et à mesure.

On est donc dans de l'impro assez 'classique' finalement (un thème, combinaison d'une phrase et d'un lieu, 4 improvisateurs, une contrainte éventuellement, une durée fixe par impro j'ai eu l'impression), mais avec un contexte autour vraiment marrant et original. L'équipe vue ce soir était bonne, des impros bien déjantées (autour de thèmes improbables), de nombreux éclats de rires! Quelques petits bémols, ils ont un peu tendance à parler en même temps et à se mélanger dans les noms (mais bon on leur pardonne et ils se rattrapent chaque fois très bien), et surtout, comme le spectacle ne dure qu'1h et qu'il faut le temps de mettre en place le concept et l'histoire de l'agence et tout et tout, ça ne laisse le temps que pour 5 ou 6 impros, c'est un peu court vu qu'on s'amuse bien! :)

Infos pratiques : tous les jours à 19h30 au théâtre des Barriques, durée : 1h; tarif : 15 euros, 10 avec carte OFF.

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #AvignonOff2014, #avignonOff2015

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Publié le 29 Septembre 2013

Préambule : explication du concept d'appel au public : http://missemellevaautheatre.over-blog.com/si-votre-téléphone-vibre
Dates de la saison 2013-2014 :www.appelaupublic.be

Vendredi 27/09/2013, 20h30, petit théâtre Mercelis : démarrage de la saison pour Appel au public.
Improvisateurs de la soirée : Marie-Pierre Thomas, Thomas Demarez, Vincent Doms, F-X Fievez, Arnaud Van Parys. Et il, bien sûr. Qui a un souci technique et a momentanément changé de numéro de téléphone, d'ailleurs!

1ère partie

1) Premier appel, première question de il à un spectateur : "Quel était le super-héros de votre enfance? Quelles sont ses caractéristiques?". Après quelques hésitations, le spectateur répond Batman, parce qu'il est milliardaire et peut s'acheter plein d'accessoires..
-> thème de l'impro : elle mettra en scène un milliardaire qui peut tout s'acheter...
Impro : Deux milliardaires (bah oui tant qu'à faire pourquoi se limiter à un? - interprétés par Vincent et Arnaud) discutent et s'ennuient, enfin, surtout un. Alors, comme la veille ils se sont amusés à la fête foraine, l'autre a décidé de lui acheter les gitans avec qui ils ont discuté la veille, ou en tout cas de les inviter. Mais après que le majordomme stylé (Thomas) les ait fait entrer, le gitan s'occupe d'amener l'un des milliardaires dans une autre pièce, tandis que la gitane attache l'autre et le menace: le code du coffre ou la vie? Ennuyé, il lui propose plutôt le mariage (oui, à elle, qui est plus son genre que le gitan un peu dépité)... Elle accepte (mais oublie de le détacher complètement, du coup Arnaud terminera l'impro en sautillant...)

2) Question de il : "Quelle est votre saison préférée et pourquoi?" - Réponse de la spectatrice : l'hiver, pour faire du ski.
-> thème : l'impro se passera en hiver, qui devra être bien signifié par des activités de saison. L'hiver devra aussi marquer la fin de quelque chose.
Impro : Deux enfants (Arnaud et Marie-Pierre) font une bataille de boules de neige. Dieu (F-X) les observe et en a marre de la race humaine et de la Terre. L'ange Raphaël (Thomas) essaie bien de le raisonner, mais il décide de prendre une gomme et d'effacer la terre. Nos 2 jeunes se retrouvent les derniers survivants dans un espace restreint. Finalement Dieu accepte de recréer une race humaine à partir d'eux, et l'ange doit descendre les amener à procréer, mais surtout, sans sentiments...

3) Question de il : "Pourquoi peut-on mentir?" - Réponse du spectateur : "Parce qu'on a cassé un vase"...
-> thème : quelqu'un ment parce qu'il a cassé quelque chose de précieux; à la manière de Shakespeare!
Impro : Le jeune héros amoureux (Vincent) se fait passer pour un garde (Arnaud) afin de rentrer au chateau voir sa belle, dont le père (Thomas) écarte tous les prétendants (en empalant leur tête sur des piques, oui, quand même...). Le père en question est furax parce que son conseiller lui apprend que quelqu'un a cassé la ceinture de chasteté de sa fille! (qui n'était plus vierge parce que le papa, en plus d'être brutal, est incestueux... ). L'amoureux tente avec plus ou moins de réussite de grimper au balcon de sa belle (comprenez : Vincent Doms descend devant la scène et tente d'y regrimper mais chaque fois qu'il y arrive le père surgit et l'oblige à replonger). Heureusement, le conseiller semble prêtà être complice des amoureux pour les aider...

4) Question de il : "Qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans la vie de tous les jours?" Réponse du spectateur (travaillant dans une banque) : "les mathématiques"
-> thème : l'impro devra raconter la découverte des mathématiques
Impro : un vizir (Vincent) discute avec son conseiller (Thomas) parce qu'il voudrait comparer son harem avec celui du vizir d'à côté. Ils appellent le scientifique (nain et qui boite des 2 jambes, sympa pour Arnaud...) et se mettent à inventer les noms des chiffres, en prenant comme unité de base, les Huns d'Attila. Le truc très drôle dans cette impro, ça a été de tenir les dialogues sans utiliser aucun chiffre ni concept mathématique, mais des approximations, genre 'beaucoup', 'loin mais pas très',... Même les termes nombre et combien étaient bannis!

5) Question de il : "Quelle genre d'élève étiez-vous en rhéto? Racontez nous une anecdote" - réponse de la spectatrice : "plutôt rebelle" - un jour elle a brossé les cours pour aller fumer un joint dans le petit bois
-> thème : 15 ans plus tard, les rebelles de rhétos se retrouvent
impro : un couple (M-Pierre et F-X) attend les amis d'adolescence de la femme, pour un dîner. Arrivent l'ancien souffre-douleur (Vincent), toujours timide et nerveux et à l'avance, le play boy musclé prof de fitness (Arnaud), un peu trop proche de la maîtresse de maison au goût de son mari, et le bobo fumeur de joints zen (Thomas)... La soirée s'annonce tendue

6) Question de il : "un verbe, un objet" - réponse du spectateur : manger; parapluie
-> thème : les aventures des mangeurs de parapluie
impro : une réunion, genre alcooliques anonymes, de mangeurs de parapluies. A part l'animateur (Thomas) ils sont tous plus ou moins nerveux, dérangés voire psychotiques. Vincent raconte qu'il a résisté à manger un parapluie, on le félicite, puis ils doivent voir des images et résister, ce qui est trop dur pour Arnaud. F-X dénonce: M-Pierre a un parapluie dans son sac!

==== Entracte ====

Difficile de choisir laquelle de ces impros mérite une suite en 45 minutes, car elles offrent toutes des personnages amusants et de toute façon il faudra rebondir sur autre chose pour continuer pendant 3/4 d'h. Alors Shakespeare, Werber ou Patrick Bruel? ;) J'avais voté pour une histoire à la Bernard Werber, avec Dieu qui recommençait le monde, parce que je trouvais les personnages de Dieu et de l'ange très marrants! Mais pas de regret sur l'impro qui l'a finalement emporté!

2ème partie : Rendez-vous dans 15 ans
C'est donc l'impro nr 5 qui sera développée en 45 minutes... Dès le début du dîner, la tension est palpable: les 3 anciens amis sont amoureux de leur amie et détestent le mari, qui vit assez mal de savoir que sa femme a collectionné les aventures et en a eu avec 2 des 3 invités. Il est aussi question d'un autre membre du groupe, proche de Vincent (vous m'excuserez d'utiliser les prénoms des improvisateurs, j'ai pas retenu ceux de tous les personnages!), qui s'est suicidé. Les scènes alternent entre la salle à manger et le balcon (constitué de chaises, évidemment, et chacun ajoutant la sienne quand il y vient, F-X fera remarquer que le balcon s'agrandit de plus en plus, et demandera à Marie-Pierre, alors qu'elle repart avec sa chaise, pourquoi elle démonte le balcon...)

Entre confidences et anciennes rancoeurs, on apprendra qu'en fait, la bande d'amis connaissait le mari de Marie-Pierre à l'époque, qu'il avait toujours la crotte au nez, et qu'il leur a fait perdre un match de basket décisif. Persuadés qu'elle mérite mieux, ils essaieront tout à tour de la séduire, Arnaud avec ses muscles (et il y parviendra, mais souffrira d'une panne une fois dans la chambre, et verra du coup son monde et ses certitudes s'écrouler, déprimera et s'empiffrera de rôti); Vincent et sa timidité maladroite (mais elle lui dira qu'il est son meilleur ami, ce qui finalement, lui suffit); Thomas et ses poèmes approximatifs... Finalement Thomas révèlera qu'il est malade et n'en a que pour 6 mois à vivre, ce qui convaincra presque Marie-Pierre de quitter son mari pour le soutenir pendant ses derniers mois... Mais Vincent révèlera alors un lourd secret: leur ami qui s'est suicidé, en fait, c'est lui qui l'a tué, parce qu'il lui avait proposé... de fumer une cigarette! Las que tout le monde l'ignore, il se jettera du haut d'une chaise du balcon...

Marie-Pierre reconnaitra alors en son mari le snotneus de leur enfance, lui pardonnera de le lui avoir caché, et ils resteront ensemble et amoureux...

Raconté comme ça, ça n'a pas l'air hilarant, mais évidemment, entre les mimiques et quelques répliques hasardeuses, drôles, quelques flottements, on a beaucoup ri pendant la 2ème partie. Mais pas que, et j'avoue que je suis bluffée de la qualité de l'histoire, ça reste de l'impro, et je pense à une pièce de théâtre que j'avais vue sur le même thème (Jacques a dit) et qui m'avait moins convaincue que cette impro! Alors chapeau à tous les 5, vraiment!!

Il, avec son téléphone rouge, aura amené certains rebondissements, bien sûr, mais aura également demandé à Thomas de faire une ode aux femmes (à 2 reprises, la première version sur les coquelicots fanés n'étant pas assez convainquante!), à Marie-Pierre de lire les poèmes de Thomas, à F-X d'enfoncer Arnaud et de prouver que l'intelligence c'est mieux que les muscles...

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Bruxelles, #Compte rendu, #Appel au public

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Publié le 29 Septembre 2013

Si votre téléphone vibre...

...je serai forcément au bout du fil... (mais non, pas moi, lui, enfin, il!)
"Appel au Public" est un spectacle d'improvisation particulièrement interactif, encore un chouette concept d'impro original à Bruxelles ! Et l'un des rares spectacles où l'on vous demande, au début, de ne surtout pas désactiver votre téléphone portable!

Quand vous arrivez au petit théâtre Mercelis (où ont lieu les représentations depuis la saison dernière je crois), on vous propose d'indiquer votre numéro de GSM sur un bout de papier. Pas d'obligation, mais si vous participez, alors peut-être que "IL" vous appellera pendant la représentation...

"Appel au public" se décompose en 2 parties. Pendant la 1ère partie, 6 impros d'environ 5 minutes. Avant chaque impro, le maître de cérémonie, invisible et dont on n'entend que la voix (et qu'on peut appeler il, ou lui... Mais non pas 'la voix', rien à voir avec Secret Story!), appelle au hasard l'une des personnes ayant laissé son numéro, et lui pose une question. En fonction de la réponse, "il" détermine le thème de la prochaine impro, en y ajoutant parfois quelques contraintes histoire de corser les choses (impro "à la manière de...", réaction à tel mot,...). Les 5 improvisateurs ont alors quelques dizaines de secondes pour se concerter (pendant qu'un message type 'répondeur' nous fait patienter) et démarrer l'impro (avec à leur disposition, pour tout accessoire, quelques chaises)

Pendant l'entracte, nous spectateurs votons par sms pour choisir l'impro que nous avons préférée pendant la 1ère partie. Car la 2ème partie est un sacré défi pour les comédiens: développer et continuer l'impro ayant remporté le plus de suffrages, pendant 45 minutes! Vous imaginez, une impro de 45 minutes! Et ne croyez pas qu'ils disposent de l'entracte pour se mettre d'accord, ils apprennent l'impro plébiscitée par le public en même temps que nous, au début de la 2ème partie.

Ils ne sont cependant pas complètement livrés à eux-mêmes... Sur la scène trône un téléphone rouge, et à n'importe quel moment, il peut sonner et "il" peut intervenir, introduisant un rebondissement ou réclamant de voir telle ou telle scène (en particulier, méfiance si un personnage se dit poète ou sportif, il pourrait bien devoir déclamer des vers ou faire quelques pompes). Comme le spectacle est interactif, on peut envoyer des sms à "il" pendant cette 2ème partie, en disant ce qu'on veut voir, ou si quelque chose n'est pas clair... "Il" relaiera alors certaines de nos demandes, via le téléphone rouge, aux improvisateurs!

45 minutes d'impro, ça semble énorme. Et il faut avouer que parfois, ça tourne au pétage de plombs complets (n'est-ce pas, improvisateur Nyssen?) avec l'histoire qui part en sucette, on ne comprend plus grand chose, l'absurde l'emporte et... on se marre beaucoup! Mais souvent, on assiste à une vraie pièce de théâtre de 45 minutes, très construite et cohérente, avec évidemment des passages très drôles, mais aussi une trame et de vrais rebondissements! Dans tous les cas un plaisir à suivre, et une performance pour les comédiens (qui s'amusent aussi visiblement beaucoup entre eux).

L'équipe d'Appel au public est nombreuse, 5 comédiens par spectacle parmi : Naïma Ostrowski, Thomas Demarez, Fred Nyssen, Ronald Alexandre, F-X Fievez, Hugues Hamelynck, Alban Schuiten, Vincent Vanderbeeken, Arnaud Van Parys, Dominique Pattuelli, Bill Bilquin, Nicolas Baras, John-John Mossoux, Marie-Pierre Thomas, Vincent Doms, Victor Scheffer, Gaetan Bayot et Amélie Saye

Concrètement, c'est au petit théâtre Mercelis à Ixelles, à 20h30, toutes les dates de la saison sont sur www.appelaupublic.be (réservation conseillée c'est souvent complet!)
14 euros, 12 en tarif réduit.

Comme pour Studio Impro, je ne vous raconterai pas chaque spectacle que j'irai voir, mais je vous en chroniquerai quelques-uns histoire de vous donner une idée de ce que c'est et vous donner envie d'aller les voir!

Compte-rendu du 27/09/2013

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Bruxelles, #A l'affiche

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Publié le 28 Septembre 2013

Préambule : pour savoir ce que c'est, Studio Impro :http://missemellevaautheatre.over-blog.com/moteur.-ca-tourne-action
Pour les dates de la saison 2013-2014 : www.studioimpro.be

Jeudi 26 septembre 2013: démarrage de la saison 7 de Studio Impro.
L'Os à Moëlle, Schaerbeek, 20h30 (ou un peu plus tard)
Improvisateurs : Séverine De Witte, Xavier Elsen, Arnaud Van Parys, François Doms
Réalisateur : Vincent Doms

La salle est comble, comme d'habitude, l'ambiance au rendez-vous dès l'intro, toujours la même, avec les Carmina Burana de Carl Orff. C'est le première fois que je vois Vincent Doms dans le rôle du réalisateur, jusqu'à présent j'avais toujours vu Kévin Ecobecq, et une fois Arnaud Van Parys. Le réalisateur version Vincent Doms est sévère, inquiétant presque, diaboliquement machiavélique et autoritaire. Et un peu fragile et sensible quand même aussi, quand il confie ses souvenirs d'enfance. Il a surtout établi une chouette connivence avec le public, en réagissant au quart de tour aux réflexions qui ont pu fuser par ci, par là, ou à ses propres bêtises (oui, quand il galère avec le clap, et que le public lui répète "ça tourne", on se fait forcément engueuler, parce que c'est lui le boss:

Au programme ce soir, 10 films. Pas tous de la même durée, donc ne vous étonnez pas si j'ai plus de souvenirs de certains que d'autres.

1) Film d'horreur - "La romance de la princesse et son gardien nabot" Oui évidemment c'est tout à fait un titre qui fait peur... Pour la première, le réalisateur a laissé faire sans interrompre les improvisateurs, qui nous ont raconté une histoire de chateau dans un royaume anéanti, où la nouvelle propriétaire, qui aurait dû être une princesse, rencontrait des gnomes bizarres.
Scènes marquantes: un petit souci d'agencement fait atterrir les valises sur le lit et sur François Doms, le lit était donc devant la porte, ce qui a valu quelques rebondissements au sens propre. Une scène particulièrement dégueulasse d'éviscération de l'agent immobilier (Xavier) par l'un des gnomes (Arnaud).

2) Comédie romantique - "Le décapiteur maniéré" Tiens, inverser les titres entre le 1er et le 2ème, ça n'aurait pas été plus logique? Bon, du coup vous vous en doutez, le film romantique a été très gay. Dans un abattoir à poulet, 2 ouvriers et une patronne autoritaire, et l'arrivée d'un nouveau qui met les sens de tout le monde en émoi. Le réalisateur a quand même dû intervenir pour rappeler aux improvisateurs qu'on avait dit 'romantique' après une scène où ils mattaient le nouveau et sa lance à incendie ;) dans les toilettes... On aura eu droit à un baiser fougueux entre Xavier (qui jouait le nouveau) et Arnaud, alors que dans la scène précédente, c'était François qui avait avoué avoir embrassé le nouveau... Un fantasme du réalisateur, sans doute, qui n'a pu s'empêcher de faire un freeze sur l'action, juste pour en profiter plus longtemps...

3) Heist movie (non personne savait ce que c'était, un film de 'casse' ça s'appelle en français, de vol, comme Ocean's eleven, vous voyez) - "La magie est à son comble"
En résumé, un magicien ringard et sa partenaire décident de réunir une équipe pour voler le meilleur tour du monde à Zoudini, tour caché dans une tour gardée à tous les étages. Ils engagent donc (Arnaud) l'homme de ménage portouguesh mais spécialiste en algorithmique et en langage, ce qui était super important, on a vachement compris pourquoi (ou pas), et un homme canon russe qui finit encastré sur la tour Eiffel, et pour toucher au but, va faire des blagues pourries sur le pain français (à moins que ça soit juste pour embêter son réalisateur de frère? ;) ). Bref, le réalisateur s'est accroché, et on est arrivé jusqu'au vol du tour!

4) Western - "Juste rien, néant". D'abord, Vincent nous a raconté qu'enfant, au lieu de voir les tortues ninja, son père l'obligeait à regarder des Western, du coup, il connaissait pas Léonardo (pas Di Caprio hein, celui des tortues ninja), il connaissait Batman (à moins qu'il n'ait voulu dire John Wayne? ;) )... Quant au film en lui même, avec un titre pareil... il s'y est quand même passé des trucs. En gros, un vilain couple de texans (c'était ça l'accent non?) ont fait prisonniers 2 chercheurs d'or et les font bosser pour eux, mais ils ont trouvé de la dynamite, alors ils peuvent faire péter leurs chaines et éventuellement, la véranda!

5) Art et essai - "Le canard enchanté". Là, c'est la mère de notre réalisateur qui l'a traumatisé avec ARTE. Le principe du film d'Art et essai c'est qu'on n'y comprend rien, donc là, ben... Voilà, le dialogue a dû se résumer à des coin coin, mais avec grâce, mouvements en tous genres et tous les ingrédients d'un spectacle de la cour d'honneur au In d'Avignon, non? (rhooo ça va je peux caricaturer aussi non?)

====== Entracte =====

6) Clip musical (ou histoire sur un morceau de musique, comme le Thriller de Mickaël Jackson) - "C'est un signe"...enfin personne n'a lu le papier, donc les acteurs, eux, ont compris "c'est un cygne". Sur 4 musiques différentes, 1 cygne (parfois plus) et 2 personnages inquiétants (parfois moins) se sont fait massacrer par un chasseur (ou en tout cas un mec armé). Que de violence... ;)

7) Drame social belge (oui vous voyez, genre exporté par les frères Dardenne) - "un moustique bourré, ça reste un moustique". Dans un camping au bord de l'Ourthe (dépaysement!), un couple de jeunes veut passer des vacances mais c'est un camping de vieux, tenu par un père et son fils qui n'arrêtent pas de s'engueuler. En plus ils arrêtent pas de se faire pique! Au programme des activités, l'enterrement de la mère - morte depuis 3 semaines - sur un kayak (et on se met dans le même sens pour ramer dans un kayak sinon on n'avance pas!); du (mini) poney, du tir à l'arc. Le tout avec accents de la Belgique profonde. Réplique culte (de Séverine la campeuse): "J'ai compris pourquoi on est bourrés, ils ont mis de l'alcool dans les moustiques!"

8) Sitcom - "Les dents de la belle-mère" Episode 313, ou 323, ou... je sais plus, avec nombreux résumés, flashbacks, et tous les clichés et surtout la grande justesse de jeu des sitcoms made in AB Production. Une histoire de sauveteurs sur la plage, dont un qu'on surnomme la belle mer(e?) , et de nombreux retours sur l'enfance et l'adolescence malheureuses de 2 protagonistes (et une belle taloche de Vincent à Arnaud, qui avait continué à bouger et frapper Xavier après le freeze du réalisateur - bon la 2ème fois par contre le petit coup de pied allongé en douce toujours par Arnaud a échappé au réalisateur...oui je dénonce!). Et bien sûr un générique final...

9) Film de guerre - "Les créatures de Candy". Et là les improvisateurs n'ont pas pensé au dessin animé, n'ont pas non plus fait la guerre entre étudiants (ça se dit plus, les candis, maintenant, de toute façon), ils ont fait la guerre des bonbons Candy contre les pommes et les bananes (bio). Mais tout a dérapé quand les bonbons sont allés demander de l'aide aux Dragibus qui ont refusé en rétorquant : "où étiez-vous lors de la guerre des sugus?"... Là, le réalisateur a voulu intervenir pour nous montrer la réponse à cette question, mais il l'a répétée en disant "la guerre des Dragibus". Le public, qui suivait, lui, l'a repris en criant 'Sugus'. Pour nous punir, il nous a privé de la suite du film, remplacée par un reportage sur les otaries, en suédois... Bon, on a quant même assisté à l'achèvement d'une banane blessée au combat et à la célébration de la victoire par les Dragibus, mais quand même, on ne sait toujours pas ce que les bonbons faisaient pendant la guerre des Sugus!!

10) Film d'auteur (là c'est le film du réalisateur, que y'a que lui qui comprend, que pour lui) - "Le dilemme du rond-point et l'élégance du dinosaure"... Au départ, on était dans une voiture avec une famille qui tournait depuis un moment dans un rond point, un peu perdue et avec les gosses un peu malades, du coup... Puis on a vu la fin du numéro des otaries, et des renards, qui non, n'étaient pas mignons! Quoique, même quand le réalisateur voulait les voir affamés s'entre-dévorer, en fait, ils se mangeaient eux-mêmes pour ne pas se blesser, et, si, ils étaient carrément trop mignons! Vous avez dit mutinerie? ;)

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Studio Impro, #Compte rendu, #Bruxelles

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Publié le 28 Septembre 2013

Moteur... Ca tourne! Action!

Studio Impro, c'est un concept d'impro original, et particulièrement réussi. D'ailleurs, entre nous, de tous les spectacles d'impro que j'ai déjà pu voir, c'est mon préféré. Et j'ai de la chance, puisqu'il se joue à Bruxelles, avec une 15aine de représentations par an!

La 7ème saison (eh oui, déjà!) vient de démarrer ce jeudi 26/9, et quelle soirée... Mais ça, je vous en parlerai dans un autre billet. Là, je vais faire un billet général pour vous présenter le concept.

Comme le nom l'indique, Studio Impro se base sur l'univers du cinéma.
Un réalisateur maudit, qui n'arrivait pas à boucler son premier court métrage, a fait appel à Dieu pour obtenir de l'aide. Ce dernier n'ayant rien fait, il s'est tourné vers le Diable, qui, lui, n'a pas hésité à répondre présent.

Voilà donc notre pauvre réalisateur qui a vendu son âme au Diable en échange d'une boîte, de 4 comédiens (parfois plus, pour les 'dernières'), et d'une armée de farfadets (nous, les spectateurs). Les dits farfadets ont proposé au réalisateur des titres de films absolument géniaux (ou pas), en les inscrivant sur des petits papiers avant le début du spectacle. Les papiers sont maintenant dans la boîte, et le réalisateur va annoncer le genre de son film (il y a de tout, du film d'horreur à l'heroïc fantasy en passant par la comédie musicale, la sitcom, les comédie romantique, le film de pirate...). Puis il tirera au sort, au hasard, le titre.

Ensuite, place aux comédiens d'impro, qui vont nous interpréter le film ainsi défini. Ce n'est évidemment déjà pas évident, mais ce qui pimente le concept (et fait tout le charme de Studio Impro), c'est que le réalisateur peut intervenir à tout moment pour faire un 'freeze' de l'action, et ajouter une contrainte, approfondir une scène, demander un flash back, ou passer quelques scène plus loin dans le film. Les improvisateurs auront alors 3 secondes (et aucune possibilité de se concerter) pour s'exécuter et le satisfaire. Et faites-moi confiance le réalisateur a toujours de l'imagination. Et aime assez compliquer la tâche de ses acteurs... Entre les chansons en suédois, les légères incohérences à expliquer, ou un improvisateur amené à jouer une scène de combat contre lui-même, je les ai déjà vus se 'dépatouiller' avec brio de situations délicates!

Le spectacle dure approximativement 2 * 45 minutes, pour à peu près 10 films, en moyenne. Les fous rires sont toujours au rendez-vous, tout comme l'ambiance, le rythme, l'énergie... ce sont de grands malades et ils ont l'habitude de jouer ensemble, alors leur complicité est aussi bien visible, et leur plaisir de s'amuser ensemble, communicatif.
L'équipe se compose de 10 comédiens pro de l'impro, qui jouent en alternance : Alban Schuiten, François Doms, Mathilde Rault, Vincent Doms (qui a créé le concept), Arnaud Van Parys, Kévin Ecobecq, Amélie Saye, Xavier Elsen, Séverine de Witte et Marie-Sylvie Hubot.

Concrètement: Studio Impro, c'est toujours à l'Os à Moëlle (le plus vieux cabaret bruxellois, dans une cave...) à 20h30. Toutes les dates sont sur leur site www.studioimpro.be
Réservation indispensable, à l'avance, parce que c'est toujours très vite complet! 12 euros l'entrée, 10 en tarif réduit

Et pour vous donner encore plus envie d'y aller, je vais m'amuser à vous 'raconter' certaines soirées, oh juste un peu, pour le plaisir puisque vous ne verrez pas 2 fois la même chose, c'est le principe de l'impro.
Bon, je ne vous ferai pas une chronique à chaque fois, mais de temps en temps... Et je reprendrai les liens ici:

Compte rendu Studio Impro 26/09/2013

Compte rendu Studio Impro "IMAX" 20/12/2014

Compte rendu Studio Impro "IMAX" 03/04/2015

Compte rendu Studio Impro "IMAX" 18/03/2016

Moteur... Ca tourne! Action!

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Rédigé par Emelle

Publié dans #Impro, #Bruxelles, #Coup de coeur, #A l'affiche

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